Le développement dans la perspective du bien commun universel

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CITE DU VATICAN, Mardi 14 septembre 2004 (ZENIT.org) – Parvenir au développement dans la perspective du bien commun universel : c’est le thème de l’intervention du cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, le 10 septembre, lors du congrès intitulé "population, planète et prospérité" organisé en Italie, à Recoaro Terme, par l’institut "Rezzara".



"Le point de départ de notre réflexion sur les défis actuels pourrait être, annonçait l’ancien représentant du Saint-Siège aux Nations Unies, celui d’une reprise et d’une relance du concept de développement dans la perspective du principe classique de la doctrine sociale de l’Eglise, du bien commun universel".

En réfléchissant au concept de développement durable, le cardinal italien a rappelé que depuis 1992, lorsque la conférence des Nations Unies sur "L’environnement et le développement" s’est tenue à Rio de Janeiro, la délégation du Saint-Siège s’est battue pour formuler et établir "ce principe anthropologique d’une grande valeur éthique et culturelle".

Ce fut grâce à l’insistance de la délégation du Saint-Siège que dans le premier principe de la Déclaration de Rio on lit : "Les êtres humains sont au centre des préoccupations pour le développement durable. Ils ont le droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature".

Le cardinal Martino soulignait combien il est nécessaire de relancer "le concept de développement dans la perspective du principe classique de la doctrine sociale de l’Eglise, du bien commun universel". Il faisait observer que "le développement des personnes et des peuples doit nous concerner tous, pour le présent et l’avenir".

Le cardinal Martino a expliqué que "le développement n’est pas universel s’il n’atteint pas tous les peuples puisqu’il se prive de la contribution effective de beaucoup et parce que les zones de sous-développement sont, à long terme, une cause de déséquilibres, et troublent la dynamique positive du développement même".

Le président de Justice et Paix a ensuite souligné "l’engagement chrétien pour la promotion du développement de tout l’homme et de tout homme, dans la foi en Jésus-Christ, sa source et son point fort".

"La foi en Jésus-Christ nous permet en effet, a affirmé le cardinal Martino, une compréhension correcte du développement parce qu’elle le place dans le contexte d’un humanisme intégral et solidaire".

"Parce que c’est l’éternité dans le Christ qui s’insère dans notre histoire, marquée par notre effort personnel et collectif d’élever la condition humaine, de surmonter les obstacles toujours résurgents au long de notre chemin, en nous disposant ainsi à participer à la plénitude qui réside dans le Seigneur, et qu’il communique à son corps, qui est l’Eglise".

"Le péché, au contraire, a conclu le cardinal Martino, qui nous piège et compromet nos réalisations humaines, est vaincu, et nous en sommes délivrés par la réconciliation opérée par le Christ".