Le dimanche ? D’abord adorer Dieu. Suggestions du card. Arinze pour le carême

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CITE DU VATICAN, Mardi 9 février 2005 (ZENIT.org) – La première chose à faire le dimanche? Adorer Dieu, avec la communauté chrétienne, et « réfléchir à la possibilité de consarer au moins une heure à l’adoration », suggère le cardinal Arinze.



Le cardinal Francis Arinze, nigérian, préfet de la Congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, précise au micro de radio Vatican comment vivre ce carême spécial, en cette année de l’Eucharistie.

« Le carême, indique le cardinal Arinze, est un temps de préparation à Pâques. En considérant que nous sommes en l’Année de l’Eucharistie, la pénitence est soulignée comme une vertu à côté de la pénitence somme sacrement. En acceptant que nous sommes pécheurs, nous avons besoin de nous repentir, de nous confesser, de recevoir le pardon de Dieu, par l’intermédiaire du prêtre. Nous sommes ainsi bien préparés à participer à l’Eucharistie, en privilégiant la messe du dimanche. Le dimanche, la première chose que nous devons faire, c’est adorer Dieu, avec la communauté. Nous devrions aussi réfléchir à la possibilité de consarer au moins une heure à l’adoration. Certaines paroisses le font une fois par semaine. Ce n’est pas trop difficile, une heure, ce n’est pas trop ».

Pour ce qui est de l’indulgence pénière, le cardinal Arinze précise: « Le 17 décembre dernier, le Saint-Père a accordé l’indulgence plénière chaque fois que les fidèles participent à une célébration sacrée ou à un pieux exercice en l’honneur du Saint-Sacrement, exposé ou conservé au tabernacle, et aussi à qui récite les vêpres devant le Saint-Sacrement. Aux fidèles malades ou âgés qui ne peuvent aller à l’église et donc participer aux célébrations, elle est accordée en union spirituelle avec une célébration eucharistique. Tout ceci est un encouragement ».

A propos de l’itinéraire du carême et des oeuvres traditionelles de prière, jeûne, pénitence - le cardinal Arinze précise : « la prière est l’élévation de l’âme vers Dieu avec la demande à Dieu des biens qu’il convient, comme le dit Saint Jean Damascène, cité par le Catéchisme de l’Eglise catholique. Nous devons prier toujours et ceci parce que la prière est une respiration et qu’une personne qui ne respire pas est morte. Il faut un effort pour intensifier la prière et pas tant en quantité qu’en qualité.

« Le jeûne est traditionnellement uni à la prière et c’est de pouvoir sacrifier quelque aliment, le fait de fumer ou une boisson, comme un signe que nous sommes conscients d’être pécheurs, et que nous voulons faire pénitence, mais aussi comme discipline spirituelle.

« L’aumône c’est partager ce que nous avons avec les personnes qui ne sont pas aussi bien lotis que nous: Jésus lui-même nous dit que le jugement dernier sera basé sur notre solidarité avec les affamés, les assoiffés, qui n’a pas de quoi se vêtir, les prisonniers. En somme, avec tous ceux qui sont dans le besoin. Et donc, ces trois dimensions - la prière, le jeûne, et l’aumône – se combinent harmonieusement ».

Enfin, pour ce qui est du thème du message de carême de Jean-Paul II, l’attention due aux personnes âgées, le cardinal Arinze souligne: « le saint-Père dit dans son message que la vie est un don de Dieu et que nous devons prendre soin de nos anciens, leur être proches. Les personnes âgées ont une sagesse et une expérience que les plus jeunes n’ont pas. Ils peuvent vraiment partager beaucoup de choses avec les plus jeunes et permettre un enrichissement réciproque entre les générations. Les personnes âgées savent que la mort n’est pas très loin, et par conséquent, elles parviennent mieux à se concentrer sur ce qui est vraiment essentiel. Nous avons besoin de nos anciens ».