Le droit de l'enfant à la vie, avant et après la naissance

Par Mgr Chullikatt

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 1175 clics

Le Saint-Siège plaide pour « le droit de l'enfant à la vie, avant aussi bien qu'après la naissance », et pour « un respect total des droits, des responsabilités et des devoirs des parents envers leurs enfants ».

Mgr Francis A. Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU à New York, a pris la parole lors de la troisième commission de la 68e Assemblée générale sur le thème « Promotion et protection des droits des enfants ».

Protéger le droit de naître

L'archevêque a commenté le rapport du Secrétaire général sur le statut de la Convention relative aux droits de l'enfant, rappelant que la Convention consacre le « droit à la vie, à la survie et au développement » de l'enfant : « En effet, sans vie, tous les autres droits n'ont aucun sens ».

Pour le Saint-Siège, « il s'ensuit que l’on doit accorder à chaque enfant en premier lieu le droit de naître ». En outre, « il s'agit d'un droit qui doit être protégé de la même manière pour tous - sans discrimination d'aucune sorte, y compris en raison du sexe, d'un handicap ou de politiques dictées par l'eugénisme ».

C'est pourquoi Mgr Chullikatt condamne « le diagnostic pré-natal entrepris dans le but de décider si le bébé sera ou non autorisé à naître » : « l’enfant à naître est un membre de la famille humaine et n'appartient pas à une "sous-catégorie d'êtres humains" ».

L'archevêque dénonce « un tort envers les intérêts de l'enfant » dans le rapport, où « des expressions telles que "orientation sexuelle" ou "identité de genre", pour lesquelles aucun consensus juridique international n'existe, sont utilisés faussement dans ces commentaires ».

Respecter les devoirs des parents

Le Saint-Siège déplore les recommandations de « soumettre les enfants à une éducation – par l'Etat – sur la santé sexuelle, la contraception et l'"avortement sans risque", sans le consentement de leurs parents, leurs tuteurs ou gardiens ».

D'ailleurs, ajoute-t-il, « aucun avortement n'est "sans risque" car il supprime la vie de l'enfant et nuit à la mère » et il « ne devrait jamais être promu comme une méthode de planification familiale ».

Il s'agit donc de se conformer aux instruments internationaux de gouvernance qui affirment « le droit de l'enfant à la vie, avant aussi bien qu'après la naissance », le « droit à l'objection de conscience », et « un respect total des droits, des responsabilités et des devoirs des parents envers leurs enfants ».

Soutenir la famille

La défense des droits de l'enfant exige aussi « la protection de la famille, dont les avantages pour la société sont évidents : c'est la famille, et non l'État, qui abrite les enfants, les nourrit, les instruit, et élève la prochaine génération de la société », souligne Mgr Chullikatt par ailleurs.

En ce sens, « les États ont le devoir de défendre et de soutenir la famille dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Cela comprend le devoir de prendre des mesures concrètes pour soutenir les parents dans le rôle qui leur est propre d'élever leurs enfants ».

Les parents ont « la prérogative de la responsabilité principale dans l'éducation de leurs enfants », y compris « dans le domaine important de la liberté religieuse qui inclut la sexualité humaine, le mariage et le statut de la famille » et « le droit de choisir des écoles en conformité avec leurs propres convictions », a rappelé l'archevêque.

Avec Hélène Ginabat pour la traduction