Le droit de revenir à la maison en toute sécurité après l'école

Intervention de Rachel Frankel à l'ONU

Rome, (Zenit.org) Rédaction | 381 clics

« Est-ce que tous les enfants n’ont pas le droit de revenir à la maison en toute sécurité après l’école? » : Rachel Frankel, la maman de Naftaly Frankel, un des trois jeunes israéliens kidnappés le 12 juin par le Hamas en Judée-Samarie, a été invitée à prendre la parole à l’ONU, à Genève, le 24 juin, grâce à UN Watch. Le 30 juin, les jeunes étaient retrouvés morts. Un jeune musulman, Mohamed Abou Khdeir, 16 ans, a été ensuite lui-même kidnappé à Jérusalem-Est, le 1er juillet : il a été frappé à la tête puis brûlé vif.

Ces deux événements ont mis le feu aux hostilités entre Israël et le Hamas. 

Nous publions le discours, Mme Frankel à l’occasion de son entretien avec “Famiglia Cristiana” dont nous proposons les principaux extraits en français

Mme Frankel a, par la suite, exprimé sa solidarité avec la maman du jeune Mohamed, comem elle l'explique dans l'interview.

Le discours prend maintenant un sens tragique, mais ne perd rien de son actualité et de sa portée universelle.

Voici son discours, adapté en français par JSSNews.

Discours de Mme Frankel à l’ONU

Au nom de UN Watch, mon nom est Rachel Frankel, et je vis en Israël. Je suis ici aujourd’hui en tant que mère. Il y a douze jours, mon fils Naftali, et deux autres étudiants adolescents, Eyal Yifrah et Gilad Shaer – dont les mères sont assises derrière moi – ont été enlevés sur le chemin de retour de l’école. Pas de nouvelles, aucun signe de vie – depuis lors, nous n’avons rien entendu.

Avec votre permission, je voudrais vous parler des garçons. Mon fils Naftali est âgé de 16 ans. Il aime jouer de la guitare et au basket-ball. C’est un bon élève et un bon garçon – une combinaison de sérieux et de plaisir. Eyal aime faire du sport et cuisinier. Gilad est un pâtissier amateur, et aime les films.

Mon fils m’a envoyé un texto – qui dit qu’il est sur le chemin du retour – et puis il a disparu. Le cauchemar de chaque mère est d’attendre et d’attendre encore sans fin le retour de son fils à la maison.

Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude pour les vagues de prières, de soutien et d’énergie positive, qui affluent en provenance du monde entier.

En étant dans cette assemblée, je tiens à remercier le Secrétaire général de l’ONU pour avoir condamner l’enlèvement de nos garçons, exprimer sa solidarité avec les familles, et appeler à leur libération immédiate.

Et je remercie la Croix-Rouge internationale pour indiquer clairement que le droit international humanitaire interdit la prise d’otages, et pour exiger la libération immédiate et inconditionnelle de nos garçons.

Dans le même temps, je crois que beaucoup plus peut être fait – et doit être fait – par un si grand nombre. C’est pourquoi, nous trois mères, sommes venues ici aujourd’hui – devant les Nations Unies, et devant le monde – demander à chacun de faire ce qui est possible pour ramener nos garçons.

Monsieur le Président, c’est mal d’enlever des enfants, garçons ou filles innocents, et de les utiliser comme des instruments de toute lutte. C’est cruel. Ce conseil est chargé de protéger les droits de l’homme.

Je voudrais demander: est-ce que tous les enfants n’ont pas le droit de revenir à la maison en toute sécurité après l’école?

Nous voulons juste leur retour dans nos maisons, dans leurs lits. Nous voulons juste les embrasser de nouveau. Je vous remercie, Monsieur le Président.