Le gouvernement italien est contraire à l’euthanasie

Déclaration du vice-président du Conseil italien, Francesco Rutelli

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ROME, Vendredi 10 novembre 2006 (ZENIT.org) – « Le gouvernement est contraire à l’euthanasie » a assuré lundi dernier le vice-président du Conseil italien, Francesco Rutelli, lors de la « séance des questions » à la Chambre des députés. Il a précisé qu’en « aucun cas il sera question d’ouvrir la voie à cette pratique ».



Parlant au nom du gouvernement, Francesco Rutelli a cité une note du ministre de la santé dans laquelle il est dit que « jamais ne sont apparues ni ne sont en train d’apparaître des nouvelles ou éléments qui conduisent à l’existence de la pratique de l’euthanasie de la part de médecins et d’infirmières d’hôpitaux et de cliniques du service de santé national ».

« La position du gouvernement est inscrite clairement dans le programme de l’Union du centre-gauche, qui est liée à la position unanime prise par le Comité national de bioéthique, relative à ce que l’on appelle les déclarations anticipées de traitement », a expliqué le vice-président.

« C’est la position que nous soutenons ; une position pour laquelle nous nous sommes engagés à œuvrer, au cours de cette législature, en vue d’un instrument législatif, en accord avec le Parlement ».

« Il ne s’agit pas et il ne s’agira en aucun cas, quelles que soient les positions exprimées par des personnes individuellement – dans chaque formation politique émergent des sensibilités différentes sur cette question – d’ouvrir la voie à l’euthanasie, parce que nous y sommes contraires », a-t-il ajouté.

Selon Francesco Rutelli, « l’euthanasie est l’action ou l’omission qui conduit de manière anticipée à la mort dans le but de soulager les souffrances ».

« Nous ne devons pas confondre cette pratique – le gouvernement y est opposé et pour cette raison ne se prêtera à aucune interprétation ni en matière législative ni en matière d’application – avec le renoncement à l’acharnement thérapeutique, c’est-à-dire à toutes les interventions disproportionnées et inutiles (…) visant à prolonger la vie à tout prix ».

« La différence est celle-ci, a-t-il assuré : combattre l’acharnement thérapeutique et s’opposer à toute idée selon laquelle l’homme a le droit d’ôter la vie à une personne qui a encore un espoir de la conserver ».