Le grand rabbin Di Segni invite Benoît XVI à la synagogue

Visite au Vatican

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ROME, Lundi 16 janvier 2006 (ZENIT.org) – Lors de sa première visite au Vatican depuis l’élection de Benoît XVI, le grand rabbin Riccardo Di Segni invite le pape à la grande synagogue de Rome.



On se souvient que le pape a saisi l’occasion de la Journée mondiale de la Jeunesse pour se rendre à la synagogue de Cologne, le 19 août dernier, y prononçant un important discours (cf. Zenit, 19 août 2005).

Le grand rabbin a en effet invité le pape à venir quand il le voulait en visite à la grande synagogue de Rome, visitée par Jean-Paul II en 1986 : « Deux mille ans pour faire quatre kilomètres », avait alors souri le rabbin Toaff en évoquant la distance séparant la grande synagogue, au bord du Tibre, du palais apostolique du Vatican, sur l’autre rive.

Le rabbin Di Segni a également évoqué le « rôle déterminant » du cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la congrégation pour la Doctrine de la Foi, pour la promotion du dialogue entre juifs et catholiques pendant le pontificat de Jean-Paul II.

Il mentionnait avec satisfaction ses condamnations de l\'antisémitisme et du terrorisme depuis qu’il est pape, et son souci pour l\'Etat d\'Israël, qui constitue pour tout le peuple juif, disait-il, « une référence essentielle et centrale ».

Lors de l’agonie de Jean-Paul II, le rabbin Di Segni avait conduit une délégation de la communauté juive place Saint-Pierre, s’unissant aux prières de la foule rassemblée là, au chevet du pape polonais.

Dans son discours, le pape Benoît XVI, qui avait adressé un message de remerciement au rabbin en avril dernier, rappelait que le rabbin De Segni est depuis peu à la tête de la communauté juive de Rome : il a en effet succédé au grand rabbin Elio Toaff, qui a accueilli Jean-Paul II à la grande synagogue de Rome, il y a aura bientôt vingt ans, le 16 avril 1986. Il avait donné aux juifs le nom de « frères aînés ».

« Vous avez assumé cette responsabilité riche de votre expérience comme chercheur et comme médecin, qui a partagé les joies et les souffrances de tant de gens », ajoutait Benoît XVI.

Il confiait : « Je forme de tout cœur des vœux fervents pour votre mission. Je vous assure de mon estime et de mon amitié cordiale, et de celle de mes collaborateurs ».