Le mariage islamo-chrétien au Burkina Faso

Un défi pour les commissions diocésaines chargées du dialogue avec l’islam

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ROME, Vendredi 20 novembre 2009 (ZENIT.org) - « Allez au large et jetez vos filets dans les eaux profondes et tumultueuses du dialogue... » a lancé Mgr Joachim Ouédraogo, président de la Commission épiscopale pour le dialogue avec l'islam, en ouvrant officiellement, à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, la première session ordinaire de l'année pastorale 2009/2010 de la commission.

Le thème pastoral de cette session qui s'est tenue du 10 au 13 novembre derniers, au Centre national cardinal Paul Zoungrana, était « le mariage islamo-chrétien », un thème qui « vient à point nommé tant pour son actualité que du fait des nombreux défis à relever », a souligné Mgr Ouédraogo devant les quelques 27 représentants des différentes commissions diocésaines du pays, après avoir salué « l'effort et le zèle missionnaire de chacun ».

Parmi ces défis, a-t-il expliqué, « le plus grave reste sans doute la liberté de la pratique de sa religion par l'un ou l'autre membre du couple musulman-chrétien ».

Selon une note de la Commission épiscopale Burkina-Niger, et suite à l'examen des rapports des commissions diocésaines, les participants ont noté « avec grande satisfaction » les actes significatifs de dialogue vécu dans leurs localités.

Le témoignage du diocèse de Dori avec la commémoration des quarante ans d'existence de l'Union fraternelle des croyants (UFC), a retenu l'attention de nombreux membres. Elle avait pour thème : « Jeunesse, marche sur les pas de Lucien Bidaud et de l'U.F.C. pour réaliser la tolérance et le dialogue interreligieux. ».

Quant au thème pastoral proprement dit de la session, « le mariage islamo-chrétien », il a été développé par l'Abbé W. Etienne Ouédraogo, secrétaire général de la Commission épiscopale pour le dialogue avec l'islam qui a défini les grands axes du mariage dans l'islam : « L'objet du mariage qui est un contrat, un échange de consentements, les objectifs du mariage dans l'islam, les clauses principales, les exigences et les interdits, la polygamie, les droits de viduité, le divorce ».

Autant de questions sur lesquelles se sont ensuite penchés les participants, révélant « un partage très enrichissant sur des expériences concrètes de mariage avec diversité de culte dans certains diocèses ».

Suite à ces débats, Mgr Joachim Ouédraogo, est à nouveau intervenu pour exhorter les participants « à une pastorale de proximité auprès de ces couples ».

Dans son mot de clôture, il a invité les membres à « la patience, la persévérance et l'espérance » face aux difficultés rencontrées sur le chemin du dialogue.

Isabelle Cousturié