Le Meeting de Rimini aux Nations unies

Pour présenter une expérience concrète de dialogue et de liberté

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ROME, Lundi 23 mai 2011 (ZENIT.org) – Plus de 100 personnes, entre délégués, observateurs, fonctionnaires de l’Onu et personnalités du monde culturel et des entreprises américaines, étaient présentes le 19 mai dernier, au Palais de verre, à New York, pour la première du Meeting de Rimini aux Nations unies, la plus importante institution au niveau mondial pour favoriser les relations entre les peuples.

La rencontre a été ouverte par l’ambassadeur Antonio Bernardini, de la représentation permanente d’Italie qui, de concert avec le Meeting, a organisé ce congrès pour présenter aux délégués du monde une expérience réelle de dialogue et de liberté.

Dans son intervention d'ouverture, Antonio Bernardini a mis l’accent sur « certains aspects particulièrement significatifs du Meeting qui touchent de près notre travail aux Nations unies comme la curiosité, le dialogue et l’amitié ». Il a également souligné un élément central du Meeting, qui est qu’une centaine de personnes travaille bénévolement à l’organisation de cet événement.

« Dans la vie quotidienne et au cours de ces trente années de Meeting nous avons vu tant d’exemples de solidarité, de bonté, d’espérance, de construction, de travail », a raconté la présidente du Meeting, Emilia Guarnieri. « Nous avons vu des musulmans et des juifs s’échanger des accolades, et chanter ensemble au dîner du Sabbat, des détenus raconter leur parcours de transformation ».

« Ce sont tous des exemples, a-t-elle commenté, qui témoignent que le cœur de l’homme est capable de désirer le bien et le beau, mais qu’il est aussi capable de donner sa vie pour les construire ».

Ce Meeting, a-t-elle ajouté, «  est un lieu de liberté, où il est possible de confronter des idées en apprenant davantage sur nous-mêmes et sur les autres ».

Le juriste juif Joseph Weiler a quant à lui parlé du Meeting en termes d’« unicité, ouverture intellectuelle, de vie, de jeunesse, de famille », affirmant qu’il s’agit « d’une expérience humaine, la réalisation au niveau privé des idéaux les plus profonds des nations unies, des peuples unis ».

Wael Farouq, professeur de tradition musulmane, a évoqué pour sa part les derniers développements du Meeting du Caire, petit frère du Meeting de Rimini né en Egypte, en octobre dernier, auquel ont travaillé quelque 150 chrétiens et musulmans.

« Après les attaques contre l'Église d’Alexandrie, nous avons pris en mains les armes de la beauté et de l’art face à la violence », a-t-il indiqué. Il a souligné la présence en première ligne dès le début de la révolution, du Meeting du Caire qui a participé à toutes les manifestations.

« Mais la plus grande initiative a assurément été la conférence qui s’est tenue le 7 mai, avec 5.000 participants, pour mettre sur pied un front libéral qui garantisse la civilisation du peuple égyptien et une coordination entre les partis libéraux et les pouvoirs politiques au parlement lors des prochaines élections présidentielles ».

« Ce que ce groupe a fait et l’existence même de ce groupe n’est rien d‘autre que le résultat de l’expérience que nous avons vécue au Meeting di Rimini : une expérience de libération des stéréotypes et préjugés », a-t-il reconnu.