Le P. Lombardi analyse les implications éthiques du sommet de Copenhague

Un appel à changer de style de vie

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ROME, Lundi 7 décembre 2009 (ZENIT.org) - L'intérêt que suscite la conférence sur les changements climatiques doit se transformer en appel à changer de style de vie, estime le porte-parole du Saint-Siège.

C'est aux implications éthiques de ce sommet, organisé par les Nations unies à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre que le P. Federico Lombardi S.J., directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, consacre son éditorial du dernier numéro d' « Octava Dies », le bulletin hebdomadaire du Centro Televisivo Vaticano, dont il est aussi le directeur.

Le P. Lombardi relève que « pour beaucoup, les préoccupations environnementales et climatiques étaient jadis considérées comme un luxe. Des préoccupations de riches. Les problèmes des pauvres, qui devaient survivre et satisfaire leurs besoins premiers, étaient autres. Puis, nous avons compris que ça ne se passait pas comme ça ».

« Quand il y a la sécheresse ou quand il y a des catastrophes naturelles, les pauvres sont les premiers à souffrir et à mourir, ajoute-t-il. Qui se trouve en des lieux plus sûrs ou a plus de ressources pour se nourrir ou se protéger, arrive à mieux surmonter l'aggravation des conditions environnementales ».

« C'est donc pour tous, mais pour les pauvres en premier, que nous devons veiller sur la santé de notre planète, poursuit le père Lombardi. Et la planète est comme un organisme où les équilibres se reflètent les uns sur les autres. Altération de la composition de l'atmosphère, élévation du niveau des mers, réduction des réserves d'eau douce non polluée, modification des précipitations et ouragans, érosion des sols et désertification, agriculture et santé humaine mises à mal.. tout ceci dépend au fond en grande partie des comportements et des décisions humaines ».

Le porte-parole du Saint-Siège reconnaît que « la conférence de Copenhague sur le climat sera considérée un succès ou un échec selon les engagements qui seront pris par les gouvernements, surtout des pays plus puissants et plus grands. Des numéros ‘magiques' sur les réductions d'émissions de gaz nocifs et sur les financements à procurer seront prononcés ».

« Mais à la fin tout dépendra de la somme des comportements de nous tous, habitants de la Terre, trop habitués à nous croire assez rusés pour décharger sur les autres notre responsabilité », ajoute-t-il.

C'est pourquoi, comme le fait le pape dans sa dernière encyclique Caritas in Veritate, le P. Lombardi propose « de nouveaux styles de vie » et rappelle que « le système écologique repose sur un bon rapport avec la nature mais également avec ses semblables ».

« Le problème de Copenhague est donc aussi le nôtre », conclut-il.