Le P. Lombardi salue le concert du West-Eastern Divan Orchestra

« Un signe d'espérance d'une force spirituelle intense »

| 909 clics

Anne Kurian

ROME, jeudi 19 juillet 2012 (ZENIT.org) – Le P. Lombardi salue le concert du West-Eastern Divan Orchestra, donné en l’honneur de Benoît XVI, le 11 juillet 2012 : c'est « un signe d'espérance d’une force spirituelle intense », déclare-t-il.

L'orchestre, composé d’Israéliens, de Palestiniens et d’autres citoyens de pays arabes, sous la direction de Daniel Barenboim, s’est rendu à Castelgandolfo pour la fête de saint Benoît, y interprétant les 5e et 6e symphonies de Beethoven (Cf. Zenit du 12 juillet 2012). Le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, revient sur ce concert lors de son éditorial télévisuel du 13 juillet.

« Quel concert extraordinaire a eu lieu à Castelgandolfo, pour la fête de saint Benoît ! », souligne le P. Lombardi, saluant « l’idée brillante » du président italien Giorgio Napolitano, à l’origine de cet évènement.

Pour le P. Lombardi, « les efforts des artistes et leur interprétation esthétiquement agréable », ont transmis un « puissant message sur la valeur inhérente à l’humanité ».

Ce concert, estime-t-il, est « un signe d’espérance », qui s’il est « petit », n’en a pas moins « une intense force spirituelle ».

En effet, poursuit-il, cette performance musicale montre que « l’art peut réunir les talents de personnes de différentes cultures et religions afin qu’ils deviennent ambassadeurs de paix ».

Lorsque juifs, musulmans et chrétiens accordent ensemble leurs instruments, il ne s’agit pas seulement de « l’harmonie du son », mais ils accordent aussi « leurs âmes » afin de « créer l’harmonie de la vie ensemble et de la construction commune », affirme le P. Lombardi.

Il met dans cette perspective le prochain voyage du pape au Liban (14-16 septembre 2012), lui souhaitant « le meilleur », alors que les pays arabes sont dans une période de « trouble profond », notamment la Syrie « déchirée par la violence », et la Terre Sainte dans des « conflits sans fin ».

Benoît XVI y apportera « les fruits de l’assemblée des évêques » du Moyen Orient de 2010, rappelle-t-il, en citant ces paroles du pape après le concert : « Pour parvenir à la paix, il est nécessaire de s‘engager, en laissant de côté la violence et les armes, s’engager par la conversion personnelle et communautaire, par le dialogue, par la recherche patiente des accords possibles. »