Le pape à la FAO pour réaffirmer le droit de tous à l’alimentation

Essentiel pour le développement intégral de l’homme, explique le P. Lombardi

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ROME, Lundi 16 novembre 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI s'est rendu ce matin au siège de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), pour revendiquer le droit de tous à l'alimentation, un droit essentiel pour un développement humain intégral, explique le porte-parole du Saint-Siège.

Dans son éditorial du dernier numéro d'Octava Dies, le bulletin d'information hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican, le père Federico Lombardi s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège, analyse les raisons qui ont incité le Saint-Père à participer au sommet mondial pour la sécurité alimentaire, qui se tient à Rome du 16 au 18 novembre. 

Pour illustrer la décision du pape, le père jésuite, reprend une phrase contenue dans l'encyclique « Caritas in veritate » (n.27) : « Il est nécessaire que se forme une conscience solidaire qui considère l'alimentation et l'accès à l'eau comme droits universels de tous les êtres humains, sans distinction ni discrimination ».  

Dans ce document, ajoute le P. Lombardi, le pape « met en relief que le droit à l'alimentation est essentiel pour garantir à tous le même droit, le premier de tous, qui est celui de la vie. Oui, car de  faim et de soif on en meurt, et si on n'en meurt pas, on ne vit qu'à moitié » .

Le sommet de la FAO, rappelle-t-il, « se déroule dans un cadre de fond dont on oublie trop souvent le caractère dramatique ».

« En 2002, le célèbre sommet du Millénaire avait proclamé que le nombre des personnes souffrant de faim aurait dû diminuer de moitié, passant des 800 millions de l'époque à 400 millions en 2015; or, en 2009 nous sommes arrivés à 1 milliard et 200 millions! Une horrible tragédie, une très forte incitation aux migrations, une très grave menace pour la paix ». 

« Il est évident que la voie principale pour affronter le problème est de favoriser le développement agricole des pays les plus pauvres, en y impliquant le plus possible les communautés locales, autrement dit en mettant ‘la personne humaine au centre du développement' », ajoute-t-il en citant l'encyclique du pape.

« Ceci est dans l'intérêt de la communauté mondiale, de cette famille de peuples que nous devrions être. Pour les participants au sommet de Rome, cela ne devrait pas être difficile à comprendre. Mais il faudrait ensuite agir en conséquence. Sinon les morts causées par la faim augmenteront encore », conclut-il.