Le pape « attentif aux souffrances et aux nécessités » de tous les Libanais

Déclaration du card. Etchegaray au moment de quitter le Liban

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ROME, Mercredi 16 août 2006 (ZENIT.org) – « Je vous assure que le pape demeure très attentif aux souffrances et aux nécessités tant spirituelles que matérielles de tous les Libanais », réaffirme le cardinal Etchegaray au terme de sa mission au Liban.



« Maintenant que les armes se taisent, le Liban pourra mieux faire sentir que son cœur bat toujours pour l’unité de la Patrie et pour la paix entre les peuples », espère le cardinal français.

Le cardinal Etchegaray a en effet publié une déclaration depuis la nonciature de Beyrouth, au moment de quitter le Liban, ce 16 août (le texte intégral, dont l’original est en français se trouve ci-dessous, in « documents »).

« Je suis venu à Beyrouth juste le temps de célébrer la fête de l’Assomption de Marie en priant au nom du pape Benoît XVI pour la paix au Liban et dans le Proche-Orient », rappelle le cardinal.

« Ma visite, explique-t-il, a coïncidé avec les premières heures de l’arrêt des hostilités, un arrêt qui a coûté beaucoup de temps et d’énergie et qu’on espère franc et massif. Cet arrêt doit permettre le déploiement de toutes les forces de paix ».

Il exprime ses remerciements à ceux qui ont permis un tel résultat diplomatique en invitant tous les acteurs à participer à la mise en œuvre d’une paix durable : « Nous devons remercier ceux qui, aux divers échelons nationaux et internationaux, se sont ingéniés à ouvrir avec obstination un chemin, praticable dans la mesure où tous s’y engageront résolument la main dans la main : nul ne peut être laissé sur le bord ».

Pour le cardinal Etchegaray, la dimension spirituelle d’une telle recherche de la paix est essentielle : « Ce chemin, long et abrupt, est aussi et surtout, insiste-t-il, un chemin spirituel. Aucun effort ne tiendra s’il ne s’accompagne pas de la paix des esprits et des cœurs. C’est pour cela que nous avons prié à Notre Dame de Harissa et le peuple libanais l’a bien compris en venant si nombreux malgré les difficultés ».

Peut-être avec une allusion à la signification profonde du mot « islam », le cardinal ajoute : « Seule la soumission à Dieu nous fera casser la logique du mal où s’empêtre l’homme marqué par la violence aveugle et suicidaire ».

Et il ajoute l’expression de sa conviction: « Par mes contacts avec les Autorités religieuses et politiques, je témoigne que les chrétiens et les musulmans sont prêts à tout mettre en œuvre pour rebâtir ensemble leur Pays blessé. La paix n’est pas le simple essoufflement de ceux qui se sont battus ; elle est le souffle pur d’une famille qui croit en vérité que tous ses membres sont frères parce que également aimés de Dieu ».

A propos des réfugiés, il ajoute cet appel aux organismes internationaux et nationaux: « Je pense beaucoup aux déplacés du Sud Liban qui cherchent, souvent dans les larmes, à retrouver leur maison et leur terre. Je demande à toutes les Institutions gouvernementales et non gouvernementales de ne pas ralentir, bien plus d’intensifier une aide qui longtemps encore sera nécessaire ».