Le pape célébrera le 25e anniversaire du rassemblement interreligieux d’Assise

Sous une forme encore à définir

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ROME, Jeudi 16 décembre 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI célébrera le 25e anniversaire du rassemblement interreligieux d'Assise, a précisé le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, ce matin, au Vatican, en présentant le Message de Benoît XVI pour la 44e Journée mondiale de la Paix (1er janvier 2011), sur le thème : « Liberté religieuse, chemin de paix ».

Dans son message en effet, le pape indique que le dialogue interreligieux constitue « un instrument important pour collaborer au bien commun avec toutes les communautés religieuses » car « l'Église elle-même ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les diverses religions ».

Il précise que ce dialogue n'est ni « relativisme » ni « syncrétisme religieux », mais que « selon une expression souvent utilisée par saint Thomas d'Aquin, « toute vérité, qui que ce soit qui la dise, vient de l'Esprit Saint ». »

A ce sujet, le pape mentionne « le 25e anniversaire de la Journée mondiale de prière pour la paix, convoquée en 1986 à Assise par le vénérable Jean-Paul II ».

Des préparatifs sont en route, avec la collaboration des Conseils pontificaux « Justice et Paix » et pour le Dialogue interreligieux, et avec les Franciscains.

Le mode de participation du pape n'est pas encore fixé, a précisé le cardinal Turkson, mais d'ores et déjà, Benoît XVI affirme : « Le souvenir de cette expérience est un motif d'espérance en un avenir où tous les croyants se sentent et deviennent effectivement artisans de justice et de paix ».

Jean-Paul II avait lui-même à nouveau invité des représentants de différentes religions à Assise le 24 janvier 2002 après le traumatisme des attentats meurtriers du 11 septembre 2001. Dans son discours, Jean-Paul II indiquait cet antidote à la haine : « Le sentiment religieux naturel conduit à percevoir de quelque manière le mystère de Dieu, source de la bonté, et cela constitue une source de respect et d'harmonie entre les peuples : c'est même dans ce sentiment que réside le principal antidote contre la violence et les conflits ».

Anita S. Bourdin