Le pape en Corée : un nouveau chapitre des Actes des Apôtres

Par M. Hong-soon Han, ancien ambassadeur près le Saint-Siège

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 707 clics

Thomas Hong-soon Han, ancien ambassadeur coréen près le Saint-Siège jusqu'en décembre 2013, évoque le prochain voyage du pape François en Corée (13-18 août) : le pape est attendu comme « un apôtre de la paix » pour écrire avec les catholiques « un nouveau chapitre des Actes des apôtres en Asie », souligne-t-il.

Le pape François « vient comme un apôtre de la paix dans un pays qui souffre encore de la division entre le sud et le nord » : son appel « en faveur de la réconciliation et de la paix recevra un large écho en Corée comme dans le monde entier, et fera produire des fruits bénéfiques aux efforts nationaux et internationaux pour la paix », estime Thomas Hong-soon Han, dans des propos rapportés par L'Osservatore Romano.

Il souhaite « que tous les catholiques d’Asie, et pas seulement de Corée, s’engagent, en s’unissant au pape, à écrire ensemble un nouveau chapitre des Actes des apôtres en Asie ». Les catholiques représentant une petite minorité : 140 millions, soit 3,3% de la population asiatique.

Enseignant d’économie politique à l’Université Hankuk, M. Hong-soon Han est ancien élève de l’Université grégorienne. Il a fondé à Séoul, en 1995, l’École de la doctrine sociale de l’Église : « La doctrine sociale chrétienne est un instrument valable pour le véritable développement de toute personne et de l’humanité entière », explique-t-il en soulignant l'influence positive qu'elle pourrait avoir en Asie, un continent encore marqué par « le scandale des différentes formes de pauvreté et de violation des droits de l’homme » mais aussi par la militarisation et la pollution environnementale.

La doctrine sociale peut « rendre les Églises d’Asie plus crédibles et corriger l’impression erronée que la foi catholique est une "religion étrangère" », affirme Thomas Hong-soon Han.

Il rappelle que « le Saint-Siège a été le premier pays au monde à reconnaître la Corée qui commençait à peine à se construire comme nation moderne : en 1947, c’est-à-dire aussitôt après la libération de la colonisation japonaise, le Saint-Siège y avait déjà envoyé un visiteur apostolique ».

« Le Saint-Siège a continué à offrir une contribution importante au peuple coréen avec la promotion humaine », « les aides humanitaires et la question de la réconciliation entre les deux Corée ».

Avec une traduction de Constance Roques