Le pape François "Homme de l'année", pour "Vanity Fair"

Pour Elton John, « le pape François est un miracle d'humilité »

Rome, (Zenit.org) Antonio Gaspari | 914 clics

Le pape François fait la photo de couverture de la version italienne du mensuel américain "Vanity Fair", de juillet 2013 qui le consacre « Homme de l’année » et le classe parmi les « leaders du monde qui sont en train de faire l’histoire », quatre mois à peine après son élection. 

La légende de la photo du pape, « François, le pape courage », résume à elle seule les commentaires de tous les personnages interviewés sur le pape par le mensuel d’origine américaine (n° 28, 17 juillet 2013), connu pour ses longues enquêtes, et ses histoires de vies personnelles à portée universelle. 

Six personnes sont interrogées, catholiques et non catholiques,  dont les chanteurs Andrea Bocelli et Elton John, qui se disent très touchés par les gestes et paroles du nouveau pape, par son humilité et sa force qu’ils disent « désarmantes », porteuses d’un nouveau souffle d’espérance dans ce monde.

« Le pape François est pour l’Eglise la meilleur nouvelle qui lui soit arrivée depuis des siècles. Cet homme, à lui seul, a réussi à rassembler à nouveau les foules autour des enseignements du Christ », déclare Elton John, ajoutant : « Les non-catholiques comme moi se lèvent pour applaudir l’humilité de chacun de ses gestes. En cette époque  de vanité, il est « un miracle d’humilité ». 

Le ténor Andrea Bocelli, devenu aveugle à l’âge de 12 ans après un accident, déclare de son côté s’être tellement ému aux premiers mots prononcés par le pape François qu’il en a eu es larmes aux yeux. « Le pape François, raconte-t-il, est entré dans mon cœur, l’a conquis par sa grande et vraie humilité, par la force désarmante de sa foi avec tout ce vécu qui illumine ses paroles et adoucit le timbre de sa voix ».

Les quatre autres personnes interrogées sont : l’écrivain Erri De Luca, le prêtre Virginio Colmegna, président de la Fondation maison de la charité de Milan, l’écrivain féministe Dacia Maraini, l’écrivain non croyant Giorgio Faletti.

« François est le Pape du Sud, enfant d’Amérique latine. Avec lui, l’Eglise change d’hémisphère et baisse son barycentre », déclare Erri de Luca.

Pour l’abbé Virginio Colmegna, le pape « est une grande surprise, un souffle d’espérance et souffle de l’Esprit saint. Il est le témoin d’une nouvelle vision de l’Église et en même temps fidèle au message évangélique, une Eglise pauvre parmi les pauvres ».

« Les gens l’aiment »,  constate pour sa part Dacia Maraini, après avoir rapporté les paroles d’un chauffeur de taxi qui lui a dit : « espérons qu’il ne se fasse pas tuer, il est trop courageux, je voudrais le défendre mais je ne saurais pas comment, je ne crois pas en un au-delà conscient, mais Jorge Mario Bergoglio, d’emblée, m’a paru  un grand communicateur, une personne qui, en vrai, inspire cette bonté que le représentant des catholiques dans le monde doit inspirer, un homme qui a les qualités pour mettre le holà à tous les scandales qui, récemment, ont quelque peu nui à l’image du Vatican et de qui le représente ».    

Traduction d'Océane Le Gall