Le pape François pour une société "inclusive"

L'appartenance des jeunes à la société

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 459 clics

Le pape François lutte pour une société "inclusive": il l'a expliqué au 71 journalistes du vol papal Rome-Rio, ce 22 juillet. Un voyage de 12h à bord d'un A 330 de l'Alitalia qui s'est envolé de Fiumicino vers 8 h 53 pour atterrir à Rio de janeiro vers 20 h 45.

Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, a introduit l'intervention inopinée du pape, qui avait annoncé son intention de rencontrer les journalistes mais de ne pas répondre aux questions.

Certes, le pape vient à l'occasion de ce qu'il appelle la "Semaine de la jeunesse" mais il a averti qu'il venait aussi pour les personnes âgées, qu'il appelle "les Seigneurs de la Sagesse", "trop souvent mis de côté, comme s'ils n'avaient plus rien à donner". 

Pour les défis que rencontrent les jeunes, le pape diagnostique le danger d'une "génération au chômage", alors que dans le travail l'enjeu est "la dignité de la personne, la possibilité de gagner son pain". 

Une nouvelle fois le pape a mis en garde contre la "culture du déchet" et du "gaspillage", qui vise non seulement les personnes âgées, mais touche maintenant les jeunes : il propose la culture de "l'inclusion" pour qu'il y ait de la place "pour tout le monde dans la société". Il a souligné que le but de son voyage était justement de faire inclure les jeunes dans la société: "isoler les jeunes c'est leur faire une injustice". Au contraire, "les jeunes appartiennent à une famille, un pays, une culture et une foi et nous devons maintenir cette appartenance". "Ils sont l'avenir d'un peuple, parce qu'ils ont la force, la jeunesse et vont de l'avant."

Mais "à l'autre bout de la vie, il y a les personnes âgées", a-t-il fait observer et les personnes âgées ont "la sagesse". On comment souvent une autre "injustice", celle de "négliger les personnes âgées" et de "penser qu'elles n'ont rien à donner, mais ils ont la sagesse de la vie, de l'histoire de la famille et de la patrie."

Le pape a été a été accueilli par la correspondante de la télévision mexicaine "Televisa", Valentina Alzaraki. Au nom de tous ses collègues, elle lui a donné une image de la Vierge de Guadalupe, honorée au Mexique mais déclarée par Jean-Paul II "impératrice de l'Amérique".

Le pape a ensuite tenu à rencontrer les journalistes, photographes, cameramen, personnellement avant de reprendre le micro pour leur demander leur soutien - en particulier en faveur des jeunes, des personnes âgées et la société. Puis répondant à la plaisanterie de Mme Alzaraki qui encourageait lepape de ne pas se sentir parmi eux comme le prophète dans la fosse aux lions, il a avoué "les lions n'ont pas été si féroces".

Quant à l'équipage d'Alitalia, il lui a offert une statue de Notre Dame de Bonaria, honorée en Sardaigne, à Cagliari, et dont le nom a été donné à la ville de Buenos Aires: ils l'ont fait venir spécialement de Sardaigne, où le pape a annoncé qu'il se rendra en septembre prochain.