Le pape invite le Guatemala à lutter contre la pauvreté et la corruption

Audience au nouvel ambassadeur du Guatemala près le Saint-Siège

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ROME, Dimanche 7 Février 2010 (ZENIT.org) - Benoît XVI a invité la société guatémaltèque à « prêter une attention particulière aux plus pauvres », en recevant au Vatican, le 6 février, le nouvel ambassadeur du Guatemala près le Saint-Siège, Alfonso Roberto Matta Fahsen, venu lui présenter ses lettres de créance.

Le pape a aussi souhaité que le pays abandonne « toute forme de corruption dans les institutions et les administrations publiques ».

Dans son discours, le Saint Père a notamment évoqué les graves conséquences des « phénomènes climatiques » qui, au Guatemala, contribuent « à augmenter la sécheresse et favorisent la perte des récoltes », causant des problèmes de « malnutrition » et de « pauvreté ». Une situation qui a récemment mené le gouvernement national à demander l'aide de la communauté internationale.

Le pape a notamment évoqué la situation des enfants qui, « sans une alimentation adaptée » sont parfois freinés « dans leur développement physique et psychique » ou « contraints à un travail inadapté à leur âge ». Il a reconnu comme un « droit fondamental » et donc comme « un objectif prioritaire » que « tous puissent disposer des aliments nécessaires ».

« En plus des ressources matérielles et des décisions techniques, il faut des hommes et des femmes dotés de sentiments de compassion et de solidarité, qui s'acheminent vers cet objectif, prouvant que cette charité est source de vie et que tout être humain en a besoin », a ajouté le pape qui a salué le travail des « coopérants et des volontaires » et de tous ceux qui, « par leurs efforts et leurs sacrifices, cherchent à soulager la douleur, la faim et l'indigence de leurs frères ».

Devant le nouvel ambassadeur du Guatemala, Benoît XVI a également rappelé l'importance de développer le « copieux patrimoine spirituel » du Guatemala (l'amour pour la famille, le respect pour les personnes âgées, le sens des responsabilités) - pour faire face « aux autres facteurs qui détériorent le tissu social guatémaltèque » (trafic de drogue, violence, émigration, insécurité, analphabétisme, sectes, etc.).

Il a enfin invité à « éliminer toute forme de corruption dans les institutions et les administrations publiques » et « à réformer la justice ». « Cette œuvre de renforcement démocratique et de stabilité politique doit être constante, et elle est incontournable pour pouvoir avancer vers un véritable développement intégral de la personne », a-t-il conclu.

Né en 1946, le nouvel ambassadeur du Guatemala près le Saint-Siège a entrepris une carrière diplomatique en 1969. Il a notamment été ambassadeur de Colombie (1991-1993) ; ambassadeur de la Fédération de Russie (1994) ; ambassadeur des Pays-Bas (2004-2006) ; ambassadeur de Grande-Bretagne (2006-2009).

Marine Soreau