Le pape invite les Eglises orientales à conserver leur identité

Au terme du congrès pour les 20 ans du Code de droit canonique des Eglises orientales

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ROME, Lundi 11 octobre (ZENIT.org) - Les Eglises orientales catholiques sont appelées « à conserver leur identité, qui est en même temps orientale et catholique » et à accomplir « la mission qui leur a été confiée avec une vigueur apostolique renouvelée ».

C'est ce qu'a affirmé Benoît XVI en recevant le 9 octobre dernier au Vatican les participants au Congrès d'étude organisé pour le 20e anniversaire de la promulgation du Code de droit canonique des Eglises orientales catholiques.

Le Code de droit canonique oriental promulgué en 1990 contient la discipline commune aux 23 Eglises sui iuris de l'Eglise catholique, intégrées dans les cinq grandes traditions orientales - alexandrine, antiochienne, arménienne, chaldéenne et byzantine - et établit la pleine égalité de toutes les Eglises d'Orient et d'Occident.

Ce 20e anniversaire, a affirmé Benoît XVI, est l'occasion de « voir dans quelle mesure le Code a effectivement eu force de loi pour toutes les Eglises orientales catholiques sui iuris et comment cela s'est traduit dans l'activité de la vie quotidienne ». Mais aussi « dans quelle mesure la puissance législative de chaque Eglise sui iuris a permis la promulgation d'un droit particulier, tenant compte des traditions de chaque rite, comme des dispositions de Vatican II ».

Le pape a souhaité que les canons de l'Eglise antique, qui inspirent l'actuelle codification orientale, aident « toutes les Eglises orientales à conserver leur identité, qui est en même temps orientale et catholique ».

« En maintenant la communion catholique, les Eglises orientales n'entendaient pas renier la fidélité à leur tradition, a précisé le pape. Comme cela a été plusieurs fois rappelé, la pleine union réalisée entre les Eglises orientales catholiques et l'Eglise de Rome ne doit pas comporter pour elles une diminution de la conscience de leur propre authenticité et originalité ».

« Par conséquent, le devoir de toutes les Eglises orientales catholiques est celui de conserver leur patrimoine disciplinaire commun et d'alimenter leurs propres traditions, une richesse pour toute l'Eglise ».

Ces mêmes canons sacrés des premiers siècles de l'Eglise, a poursuivi Benoît XVI, « constituent pour une large part le fondamental et même patrimoine de discipline canonique qui règle aussi les Eglises orthodoxes. Par conséquent, les Eglises orientales catholiques peuvent offrir une contribution particulière et importante au chemin œcuménique ».

Auparavant, dans le discours qu'il avait adressé au pape, Mgr Francesco Coccopalmerio, président du Conseil pontifical pour les textes législatifs, avait confirmé l'engagement de son dicastère à « aider les Eglises sui iuris », grâce au Code, « à être un pont envers les Eglises orthodoxes en vue de la pleine communion attendue impatiemment ». Mais aussi à affronter ensemble « les défis de notre époque contre les forces du néo-positivisme qui conduit, nous le savons, à un relativisme mortel de la pensée et de la vie ».