Le pape, par son encyclique, propose une issue à la crise

Analyse du porte-parole du Saint-Siège

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ROME, Lundi 13 juillet 2009 (ZENIT.org). - Dans l'encyclique « Caritas in veritate », Benoît XVI indique une voie pour sortir de la crise mondiale et engager des relations économiques fondées sur la fraternité, affirme le porte-parole du Saint-Siège dans l'éditorial du dernier numéro d'« Octava Dies », l'hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican, dont il est aussi le directeur. 

« Développement, gratuité et espérance » sont, pour le P. Federico Lombardi, s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège, les trois mots-clefs à relever dans la troisième encyclique de ce pontificat.  

Le texte du pape, adressé à tous les hommes de bonne volonté, cherche, entre autres choses, selon le porte-parole, à faire « renaître le courage » de « projeter l'avenir de l'humanité, non avec les illusions d'idéologies dépassées, mais dans la liberté de rassembler, dans une large synthèse dynamique, tous les éléments issus de l'expérience négative et positive des peuples, de la réflexion des diverses disciplines, de la fatigue de la raison ».

« Tout ceci resterait velléitaire et stérile sans le souffle vivant que leur offre l'inspiration de la foi », ajoute-t-il. 

Comme affirmation centrale du document, le P. Lombardi rapporte une phrase qui apparaît au numéro 34 : «  L'amour dans la vérité place l'homme devant l'étonnante expérience du don, dit le pape. La gratuité est présente dans sa vie sous de multiples formes... L'être humain est fait pour le don ; c'est le don qui exprime et réalise sa dimension de transcendance ».  

Selon le porte-parole du Saint-Siège, « la logique du don et de la gratuité est la clef de cette 'fraternité' où le pape voit se profiler les vraies solutions aux problèmes dramatiques de la famille humaine à l'heure de la mondialisation ». 

Parmi ces défis, il cite « la persistance des déséquilibres et de la faim, mais également la dégradation culturelle et spirituelle qui est une atteinte à la dignité de la personne humaine, victime de dynamiques économiques purement utilitaires ou d'une idéologie du pouvoir illimité de la technique ».

« Cette crise pour laquelle, aujourd'hui, les puissants de la terre, à juste titre, s'essoufflent avec nous, et dont les pauvres subissent les effets les plus durs, doit être l'occasion de regarder plus profondément  qui nous sommes, qui nous devons être  (des frères appelés à aimer et donner) et où nous devons aller (au-delà de l'horizon fermé et aveugle de la matière) ». 

« Sinon la mondialisation ne serait plus une opportunité de vie, mais une spirale et un enchevêtrement d'esclavages toujours plus dramatiques », conclut le P. Lombardi.