Le pape reçoit les participants du congrès "Pain et cerveau"

Par Mgr Marcelo Sanchez Sorondo

Rome, (Zenit.org) H. Sergio Mora | 418 clics

Le pape François a reçu le 7 novembre des experts en neurologie et nutrition qui participaient à la conférence internationale « Pain et cerveau, éducation et pauvreté », organisée du 4 au 6 novembre au Vatican.

Ce congrès invitait les participants à une réflexion sur la nutrition et son amélioration grâce aux nouvelles technologies, insistant sur le fait qu’une alimentation saine est capitale pour le développement du système nerveux et pour suppléer aux déficits cognitifs. 

Chancelier à l’Académie pontificale des sciences, Mgr Marcelo Sanchez Sorondo a expliqué à Zenit l’importance du congrès et de la rencontre avec le pape :

« Le pape François nous a reçus ce matin et s’est montré très enthousiaste pour le travail que nous faisons, car personne ne connait mieux que lui les problèmes relatifs au manque de nourriture chez les enfants et leurs conséquences l’inquiètent beaucoup », a-t-il déclaré, rappelant que « la prière du Seigneur ‘Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour’ s’adresse à tout le monde ».

La conférence, a-t-il poursuivi, « a réuni deux groupes d’experts qui travaillent dans divers domaines de recherche » : un groupe de neurologues s’est concentré sur l’étude du cerveau, en particulier sur la partie principale du système nerveux, l’autre s’est occupée des qualités et caractéristiques des aliments et de nutrition. Les deux équipes se sont confrontées et sont arrivées à des conclusions fort importantes ».

« C’est la première fois qu’on arrive à développer une correspondance entre neurologues et nutritionnistes », a relevé le chancelier, et ces neurologues « sont arrivés à la conclusion que  80% du cerveau d’une personne se développe surtout durant sa première année de vie. Ce moment est donc fondamental, voire essentiel avant même l’éducation de l’enfant ».

Un processus de développement qui repose sur des données scientifiques et humaines, car il implique une relation entre les enfants et leurs mères. Il est évident que puisque la mère allaite l’enfant, il faut soigner à fond son alimentation ».

Concrètement, le chancelier a mis l’accent sur le nombre important de personnes qui travaillent dans le secteur alimentaire, au sein d’organisations privées et gouvernementales. Pour eux, a-t-il dit, « il est fondamental d’avoir des indications sur les besoins et sur la manière de diffuser les connaissances à travers des programmes d’éducation ».

Le cardinal Peter Kodwo Appiah Turkson, dans son discours d’ouverture, lundi dernier, a expliqué que les sujets abordés lors de ces rencontres reflétaient les « thèmes centraux de la doctrine sociale de l’Eglise, comme par exemple les droits et les besoins fondamentaux de l’homme, de la dignité humaine, de la justice, de la paix et du dialogue, qui n’est pas des moindres ». 

« C’est dans cet esprit que la rencontre à l’Académie pontificale des sciences a mis l’accent sur des solutions concrètes qui permettent d’espérer un jour que les défis les plus urgents et les plus dramatiques concernant l’instruction et la pauvreté seront surmontés », a conclu Mgr Sanchez.

Traduction d’Océane Le Gall