Le pape recommande aux évêques amis des Focolari une « participation intense à l’Eucharistie »

Congrès à Castelgandolfo

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CITE DU VATICAN, dimanche 27 février 2005 (ZENIT.org) – Avant d’être hospitalisé jeudi dernier, le pape avait envoyé un message aux quatre-vingt dix évêques amis du Mouvement des Focolari réunis à Castelgandolfo pour un congrès, leur demandant d’être « des instruments de miséricorde et de communion » et les encourageant à une « participation intense à l’Eucharistie ».



La lettre du pape était adressée au cardinal Miloslav Vlk, archevêque de Prague. Le congrès auquel ont participé les évêques s’est déroulé du 19 au 25 février. Il avait pour thème : « La présence du Ressuscité au milieu de son peuple : principe vital de l’Eglise du troisième millénaire ».

Dans sa lettre, publiée par le Bureau de presse du Saint-Siège ce samedi, le pape commence par adresser « une pensée spéciale à Chiara Lubich, lui renouvelant l’expression de (son) estime et de (sa) reconnaissance pour le témoignage évangélique rendu par le Mouvement dans tant de régions du monde ».

« Contemplez Jésus dans le mystère de l’Eucharistie, avec une ardeur toujours vive ; invite le pape. A l’exemple de Jésus, soyez prêts en toute circonstance à devenir des instruments de miséricorde et de communion ».

« Le secret de l’efficacité pastorale est le Seigneur crucifié et ressuscité, que nous adorons dans le sacrement de l’Eucharistie », affirme Jean-Paul II.

« Pour être des signes éloquents de son amour et des artisans de sa paix dans tout milieu, vous le savez bien, il est demandé à tous de cultiver avant tout une familiarité profonde et constante avec Lui. L’énergie spirituelle nécessaire pour mener à terme tout projet de bien naît de la participation intense à l’Eucharistie », écrit Jean-Paul II dans son message.

L’intervention de Chiara Lubich a été lue par Natalia Dallapiccola, l’une de ses premières compagnes. La fondatrice du Mouvement des Focolari souligne que « Jésus ressuscité n’est pas une présence statique », mais qu’il agit comme « principe unificateur et par conséquent, actif : l’amour ».

« Mais cela exige la réponse de l’homme », ajoute Chiara Lubich dans son message.

« Toute division dans la communauté va donc contre la nature » car « elle altère l’identité profonde de la communauté », affirme-t-elle.

« Ceci fait que parfois l’Eglise n’est pas aimée », constate-t-elle. Il faut que les relations entre les croyants soient tissées par « la communion qui rend « visible » le Seigneur », exhorte Chiara Lubich.