Le pape remet son encyclique aux jeunes d´Afrique pour changer le continent

Il récite le chapelet en lien avec les universitaires réunis dans plusieurs villes africaines

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ROME, Mardi 13 Octobre 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a remis à de jeunes africains sa récente encyclique Caritas in veritate comme une boussole pour mettre fin aux injustices qui continuent à affliger le continent.

La remise du document s'est déroulée à la fin de la prière du chapelet « pour l'Afrique et avec l'Afrique » qui, grâce aux nouvelles technologies de communication, a réuni samedi 10 octobre ces universitaires de différentes villes du continent avec la salle Paul VI au Vatican, où se trouvaient les participants de la deuxième assemblée du synode pour l'Afrique, des universitaires africains et leurs collègues africains qui étudient dans la Ville éternelle.

Des milliers d'étudiants se sont unis à ce chapelet, via satellite, des campus, universités et églises du Caire (Egypte), de Nairobi (Kenya), de Khartoum (Soudan), de Johannesburg (Afrique du Sud), d'Onitsha (Nigeria), de Kinshasa (République Démocratique du Congo), de Maputo (Mozambique), de Ouagadougou (Burkina Faso).

Quinze universitaires présents au Vatican ont symboliquement reçu l'encyclique des mains du pape. Dans les autres lieux aussi, une copie du document a été remise aux universitaires qui ont participé au chapelet.

Dans le discours qu'il a prononcé dans différentes langues, le souverain pontife a souligné que l'avenir de l'Afrique dépend en bonne partie de la formation de ses jeunes, surtout de ses universitaires.

« Dans un tel contexte, je vous ai confié à vous, chers jeunes, l'encyclique Caritas in veritate dans laquelle je rappelle l'urgence d'élaborer une nouvelle synthèse humaniste qui renoue les liens entre l'anthropologie et la théologie », a-t-il expliqué.

« Chers universitaires de Rome et de l'Afrique - a ajouté Benoît XVI, je vous demande d'être dans l'Eglise et dans la société des opérateurs de la charité intellectuelle, nécessaire pour affronter les grands défis de l'histoire contemporaine ».

« Soyez dans les universités des chercheurs sincères et passionnés de la vérité, construisant des communautés académiques de haut niveau intellectuel, où il est possible d'exercer et de jouir de cette rationalité ouverte et ample qui ouvre la route à la rencontre avec Dieu ».

« La nouvelle évangélisation en Afrique compte aussi sur votre généreux engagement », a-t-il observé.

Les jeunes ont animé la veillée mariale, organisée par le Secrétariat général du synode en collaboration avec le Bureau de la pastorale universitaire du vicariat de Rome.

Le pape a reçu de brefs mots de salutation de tous les pays reliés par satellite, auxquels se sont unis par la radio Madagascar, la Guinée équatoriale et d'autres régions africaines.

Pendant le chapelet, le pape a introduit les Notre Père tandis que Nairobi, Kinshasa, Johannesburg, Khartoum et Ouagadougou récitaient les Je vous salue Marie à tour de rôle.

Le chant de la Litanie des saints, chanté à Onitsha en dialecte local, a précédé le discours de Benoît XVI.

Quand le pape a quitté la salle Paul VI à la fin de la prière du chapelet, la grande croix des Journées mondiales de la Jeunesse a été portée en pèlerinage jusqu'au siège de l'université Maria Santissima Assunta (LUMSA).

Auparavant, avant l'arrivée de Benoît XVI, les universitaires du Nigeria, du Burkina Faso, du Kenya et du Mozambique avaient donné des témoignages de réconciliation, de justice et de paix.

Parmi les plus significatifs, celui de Helcido Manuel Parruque, étudiant en électronique à Maputo, qui a rappelé que « la guerre détruit tout : l'espérance, le sourire, l'avenir, les rêves, l'économie ».

« Seul celui qui a vécu la guerre sait combien la paix est nécessaire », a-t-il ajouté.