Le pape rencontre la famille d'un prêtre mort d'une maladie rare

"Je n'ai jamais perdu la joie d'être annonciateur de l'Evangile"

Rome, (Zenit.org) Salvatore Cernuzio | 516 clics

Lors de la messe du 28 février 2014 à Sainte-Marthe, le pape François a rencontré la famille du prêtre italien Fabrizio De Michino, décédé il y a deux mois d'un cancer du cœur, une maladie très rare : « Je n'ai jamais perdu la joie d'être annonciateur de l’Évangile », écrivait le jeune prêtre de Naples.

Le P. Fabrizio De Michino avait célébré la messe à Sainte-Marthe avec le pape, en octobre dernier. A cette occasion, il lui avait remis une longue lettre où il racontait sa vie, sa lutte contre la maladie et sa souffrance qu'il offrait « pour le bien de l’Église ».

« Depuis trois ans je lutte contre une maladie rare : une tumeur à l’intérieur du coeur et depuis quelques mois aussi neuf métastases au foie et à la rate », écrivait le prêtre, selon le quotidien napolitain « Il Mattino ».

« En ces années difficiles, cependant, je n'ai jamais perdu la joie d'être annonciateur de l’Évangile. Dans la lassitude aussi, je perçois cette force qui ne vient pas de moi mais de Dieu et qui me permet d'accomplir avec simplicité mon ministère », ajoutait-il.

Le P. Fabrizio De Michino vivait ses journées accompagné par le prophète Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J’ôterai de votre chair le cœur de pierre, je vous donnerai un cœur de chair. » (Ez 36,26)

La lettre a tellement touché le pape François qu'après la disparition de P. Fabrizio, il a voulu rencontrer ses proches, pour exprimer sa proximité spirituelle, saluant spécialement sa mère Carmela Imbò, « la femme qui a donné un fils à l’Église ».

Au côté de Carmela, étaient présents Fabio, frère du P. Fabrizio, et son ami de séminaire, le P. Aniello de Luca. Pour Fabio, « ça a été une rencontre brève mais chargée de signification et d'amour... nous ne l'oublierons jamais. Nous avons montré au pape la photo qui a été prise quand Fabrizio était à Sainte-Marthe ».

« Le pape François m'a dit qu'il l'avait déjà reçue, probablement du cardinal Crescenzio Sepe (archevêque de Naples, ndlr) qui a été toujours très proche de nous. Maman était émue. Elle pleurait et n'a pas réussi à parler. Le pape l'a embrassée et bénie », rapporte encore Fabio.

Traduction d'Anne Kurian