Le pape rencontre les jeunes d’une association d’aide aux malades du sida

La mobilisation de Sant’Egidio contre le sida

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ROME, Jeudi 19 mars 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a rencontré les jeunes d'une association d'aide aux malades du sida promue par la communauté catholique de Sant'Egidio, qui a mis en place un programme ambitieux de lutte contre le sida intitulé « Dream », sigle anglais pour « Amélioration des ressources en médicaments pour lutter contre le Sida et la malnutrition » : un programme qui a été primé, par exemple, au Malawi.

En citant les trois fronts sur lesquels l'Eglise lutte contre la pandémie du sida (éducation à la responsabilité, thérapies efficaces et gratuites, proximité avec les malades), mardi, le pape a en effet cité l'engagement de différentes communautés dont Sant'Egidio.

Benoît XVI a ainsi rencontré ce mercredi 18 mars en début de matinée, lors d'un rendez-vous non public, ajouté à son programme, des jeunes d'une association d'aide aux malades du sida animée par cette communauté catholique. Le pape entendait manifester la « sollicitude » de l'Eglise catholique envers les personnes touchées par le virus.

Le P. Federico Lombardi a précisé à Radio Vatican que le pape avait rencontré des représentants du Centre de formation du projet « Dream » du Cameroun : « 67 jeunes africains qui se forment pour être des agents de ce projet déjà mis en œuvre dans 10 pays d'Afrique », et qui s'occupe « de 100.000 malades en thérapie et d'un million de personnes en observation ».

Ce sont en effet 30% (et non 25 % comme nous l'annoncions hier) des centres de soins du sida dans le monde qui sont gérés par des structures catholiques.

« Plusieurs spécialistes notent que le recours massif aux préservatifs en Afrique n'a pas permis, jusqu'ici d'endiguer l'épidémie alors que des thérapies efficaces tardent à être appliquées », fait observer Radio Vatican.

Mgr Jean-Michel Di Falco Léandri, évêque de Gap et Embrun, a précisé pour sa part à l'AFP qu'on a en effet constaté en Afrique une utilisation non éduquée et irresponsable du préservatif qui a parfois diffusé la contamination au lieu de l'endiguer. D'où l'importance donnée par l'Eglise à l'éducation.

Anita S. Bourdin