Le pape souligne la contribution culturelle des minorités créatives

Lettre du cardinal Bertone à l’université du Sacré-Cœur

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ROME, Mercredi 21 avril 2010 (ZENIT.org) - Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat du Saint-Siège, a souligné les contributions culturelles « décisives » des minorités créatives, dans une lettre envoyée au nom de Benoît XVI au président de l'Institut supérieur G. Toniolo, le cardinal Dionigi Tettamanzi.

La lettre, publiée par le Bureau de presse du Saint-Siège, a été envoyée à l'occasion de la célébration, le 18 avril dernier, de la 86e Journée nationale pour l'Université catholique du Sacré-Cœur. Cette année, la Journée avait pour thème « Un élan créatif pour de nouveaux modèles de développement'.

Le texte définit les minorités créatives « d'hommes qui, dans la rencontre avec le Christ ont trouvé la perle précieuse, celle qui donne de la valeur à toute une vie, et pour cela, réussissent à contribuer de manière décisive à une élaboration culturelle capable de dessiner de nouveaux modèles de développement ».

Dans sa lettre, le cardinal Bertone rappelle les paroles de Benoît XVI lors de son voyage à Prague, en septembre dernier.

« Je dirais que ce sont les minorités créatives qui déterminent l'avenir. En ce sens, l'Eglise catholique doit être vue comme une minorité créative possédant un héritage de valeurs qui ne sont pas des choses du passé mais une réalité très vivante et actuelle », avait affirmé le pape à cette occasion. « L'Eglise doit actualiser, être présente dans le débat public, dans notre lutte pour un vrai concept de liberté et de paix ».

Le cardinal Bertone rappelle aussi que déterminer des modèles économiques et politiques est du devoir des laïcs, auxquels il demande un « témoignage personnel d'engagement social et dans des formes associatives adaptées », agissant toujours en accord avec « la Parole de la foi, écrite et transmise, et dont le Magistère est un fidèle gardien et un interprète sûr ».

Le secrétaire d'Etat du Saint-Siège évoque aussi le jugement positif de Benoît XVI concernant le « rôle significatif » de cette institution « dans le panorama culturel de notre société ». Il en souligne « l'œuvre précieuse de formation adressée spécialement aux nouvelles générations ».

« Aucun projet, affirme-t-il, encore moins sur le plan culturel, ne se nourrit d'une simple répétition, mais exige toujours un nouveau début ». « Cela demande une disponibilité à la confrontation et au dialogue, qui ouvre l'intelligence et témoigne de la riche fécondité du patrimoine de la foi ». « C'est ainsi que l'on contribue à former une structure solide de la personnalité », affirme-t-il.

L'université devient « un environnement spirituel et culturel privilégié, qui ne restreint pas l'apprentissage à une issue économique » mais l'élargit « aux dons du monde créé ».

Fondée en 1921, l'Université catholique du Sacré-Cœur comprend 5 sièges à Brescia, Plaisance-Crémone, Campobasso, Rome et Milan.