Le porte-parole du Saint-Siège voit en la France une espérance pour l’Eglise

Le père Lombardi tire les conclusions du voyage de Benoît XVI

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ROME, Lundi 22 septembre 2008 (ZENIT.org) - La France, en particulier les jeunes, est un motif d'espérance pour l'Eglise dans le monde, souligne le porte-parole du Saint-Siège, au lendemain de la visite de Benoît XVI dans le pays, du 12 au 15 septembre.

Le père Federico Lombardi, S.J., directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, analyse le dixième voyage de Benoît XVI à l'étranger dans l'éditorial du dernier numéro d' Octava Dies, le bulletin hebdomadaire d'information publié par le Centre de télévision du Vatican, dont il est le directeur.

« Le voyage du pape en France est certainement béni par des résultats largement positifs, comme l'ont reconnu la plupart des observateurs », relève-t-il.

Le P. Lombardi explique que l'on s'attendait effectivement à un « climat serein et d'intense spiritualité » à Lourdes, mais il reconnaît que le succès de l'étape parisienne n'était pas garanti. On ne s'attendait pas forcément, en effet, selon lui à « un tel respect, une telle attention de la part de la société française, et que l'Eglise locale réussisse à témoigner d'une telle vitalité ».

« Ceci n'est pas un motif de triomphalisme, mais de confiance et d'espérance », constate-t-il.

« Dans deux grands discours, le pape a proposé, avec cette même lucidité et cohérence qui le caractérisent,  sa vision du rapport entre la laïcité et la foi : ‘l'authentique laïcité n'est pas faire abstraction de la dimension spirituelle, mais reconnaître que celle-ci est précisément, de manière radicale, la garante de notre liberté et de l'autonomie des réalités terrestres' ».

Et encore sur le rapport entre foi et culture : « Chercher Dieu, être en chemin vers Dieu reste aujourd'hui comme hier la voie maîtresse et le fondement de toute véritable culture ».

« Le fait que l'on puisse faire aujourd'hui ces affirmations dans des lieux hautement représentatifs de la vie politique et culturelle européenne, et voir qu'elles sont accueillies avec attention et appréciation et non de façon négative et préjudiciable, nous encourage à penser que la foi chrétienne et l'Eglise catholique, malgré les changements de notre situation historique, sont appelées à apporter leur très précieuse contribution, je dirais-même nécessaire, à la construction de la civilisation du nouveau millénaire »,  écrit le père Lombardi.

« L'Eglise en France, en particulier les jeunes qui ont accueilli le pape avec autant d'enthousiasme, s'y prépare. Ceci constitue également un encouragement pour tant d'autres pays », conclut-il.