Le représentant du St-Siège à Genève défend la liberté religieuse

Une liberté inscrite dans la Déclaration des Droits de l’homme

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CITE DU VATICAN, Lundi 5 avril 2004 (ZENIT.org) – Le représentant du Saint-Siège à Genève, Mgr Silvano Tomasi, a défendu la liberté religieuse et il a souligné l’importance du rôle de la religion dans la société.



Mgr Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies, à Genève, participe à la 60e session de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU (15 mars-15 avril, cf. ZF040330). Le 1er avril, il a pris la parole à propos des droits civils et politiques et de l’intolérance religieuse.

Mgr Tomasi a rappelé que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme définit et encourage la liberté religieuse. Il citait les termes de l’article 18: "Chaque personne a le droit à la liberté de penser, de conscience et de religion".

Mgr Tomasi rappelait que les instruments juridiques internationaux ont constamment affirmé "la valeur et l’importance de la liberté religieuse" et qu’ils protègent "les croyants de toutes les religions contre les discriminations".

Le représentant du Saint-Siège déplorait que cette liberté soit encore violée dans différentes régions du monde.

Il précisait: "Des groupes non gouvernementaux prennent l’initiative de discriminer des minorités religieuses et même d’user de la violence contre elles, dans de nombreux cas en toute impunité".

"Des lieux de culte et des cimetières sont même détruits, vandalisés ou profanés; des croyants sont terrorisés, attaqués et même tués et leurs chefs deviennent les cibles de cette discrimination", dénonçait Mgr Tomasi devant les Nations unies.

Mais il allait plus loin encore en déclarant: "Une nouvelle forme sournoise d’intolérance religieuse" consiste à "s’opposer au droit des religions de parler publiquement des conséquences de certains comportements allant à l’encontre de principes de nature religieuse ou morale".

Mgr Tomasi affirmait le "respect" dû à un Etat séculier, mais il affirmait en même temps la nécessaire reconnaissance par l’Etat du "rôle positif des croyants au sein de la vie publique".

"Cela permettrait, entre autres, disait-il, un pluralisme salutaire, tout en contribuant à la construction d’une authentique démocratie".