Le respect de la loi internationale, garantie pour la paix mondiale

Discours au nouvel ambassadeur de Turquie

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CITE DU VATICAN, Lundi 23 février 2004 (ZENIT.org) – Le respect du droit international, constitue une garantie pour la paix mondiale, déclare Jean-Paul II dans son discours de samedi dernier au nouvel ambassadeur de Turquie près le Saint-Siège, M. Osman Durak. Le pape évoquait le problème de Chypre, qui entre le 1er mai dans l’Union européenne, il citait le pape Jean XXIII, et insistait sur le rôle des Nations unies.



"L’un des premiers moyens de renforcer l’ordre moral, et donc de poursuivre la paix, est la loi internationale, qui aujourd'hui est appelée à devenir de plus en plus une loi de paix dans la justice et la solidarité", déclarait Jean-Paul II.

Il rappelait: "L'Eglise catholique apporte son plein soutien aux activités promouvant la paix et cherchant la réconciliation".

"C'est pourquoi j'apprécie les bonnes nouvelles des progrès accomplis vers une juste solution du problème chypriote, se réjouissait le pape. J'encourage de tout cœur les parties impliquées à ne négliger aucun effort dans le processus de réunification et pacification".

Jean-Paul II insistait sur l’importance du rôle des Nations unies au sein de la communauté internationale, car elles restent, disait-il, " la meilleure des agences pour affronter les graves défis de la famille humaine du XXIe siècle", et en particulier "le fléau mortel du terrorisme", où le pape reconnaît un "problème particulièrement pernicieux" et "un crime odieux".

A ce propos, le pape redisait sa solidarité dans la prière avec le peuple turc à la suite des attentats perpétrés sur son sol.

Jean-Paul II citait le bienheureux Jean XXIII, le pape de "Pacem in Terris", jadis nonce en Turquie - et qui avait pris son rôle tellement à cœur qu’il avait commencé à apprendre le Turc-. "Jean XXIII voulait une vision plus noble de l'autorité publique et défiait avec vigueur le monde actuel désordonné à réfléchir à de nouvelles formes internationales d'ordre en relation avec la dignité humaine'".

"La question de la paix, observait le pape, ne peut pas être dissociée de la dignité humaine et des droits de l'homme".

Il faisait remarquer l’importance de la moralité dans les affaires: "Les problèmes d'ordre dans le monde des affaires - qui sont d'une portée considérable - ne peuvent être correctement affrontés sans des objectifs moraux et un comportement éthique".