Le respect des droits des chrétiens d'Orient

Aide militaire et diplomatique de la France: un discernement nécessaire

Paris, (Zenit.org) Anita Bourdin | 632 clics

Le cardinal Vingt-Trois invite à « une grande attention » pour ce qui est de « l’aide militaire et diplomatique » de la France à des groupes qui ne seraient pas prêts à « respecter les droits » des chrétiens au Moyen Orient, et ni à leur permettre de « rester paisiblement dans leur patrie ».

La mise en oeuvre de la solidarité nationale, le sort de l'enfant dans la société, la gestion de la fin de la vie, la situation des communautés chrétiennes du Moyen-Orient: autant de questions soulevées par l'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, dans son homélie du mardi 8 octobre 2013, lors de la messe pour les responsables politiques et les parlementaires, en la basilique Sainte-Clotilde de Paris.

"Les temps que nous vivons nous invitent à une plus grande vigilance dans plusieurs domaines dans lesquels le travail législatif est gravement impliqué", a fait observer l'archevêque.

Il a suggéré ce "repère commun" pour la société : "le respect de la dignité de toute personne humaine dont aucune ne devrait pouvoir imaginer qu’on dispose de sa vie en fonction de nos propres désirs, de nos sentiments ou de notre souffrance".

On ne peut « oublier la situation des communautés chrétiennes du Moyen-Orient », rappelle le cardinal Vingt-Trois qui cite le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius : il  a « récemment rappelé devant l’Assemblée Nationale la responsabilité particulière de la France à leur égard, responsabilité historique et actuelle ».

« Cette responsabilité peut s’exercer en accueillant largement les réfugiés. Mais elle doit surtout s’exercer par notre action diplomatique pour faire respecter les droits dans des pays où ils vivent depuis le début de l’ère chrétienne et leur permettre ainsi de rester paisiblement dans leur patrie », a fait remarquer l’archevêque de Paris.

« En tout cas, a-t-il fait ajouté, cet objectif nous oblige à une grande attention dans l’aide militaire et diplomatique que nous pourrions apporter à des groupes dont la conviction sur ce point serait sujette à caution ».