Le sacrifice de Maria Bonino, pédiatre, par Benoît XVI

Le rôle social de la femme

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ROME, Dimanche 22 mars 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a évoqué la vie et le sacrifice de Maria Bonino, pédiatre italienne, au service des enfants en Angola.

Lors de la rencontre de cet après-midi, à la paroisse Saint-Antoine de Luanda, avec les mouvements de promotion de la femme, Benoît XVI a en effet raconté la vie de deux femmes, Teresa Gomes et Maria Bonino (1953-2005), une mère de famille angolaise et une Italienne, médecin, volontaire de l'association des Médecins avec l'Afrique Cuamm. Le pape a déploré que l'histoire ne raconte souvent que les hauts faits des hommes.

« Quant à Maria Bonino, pédiatre italienne, elle s'est proposée comme volontaire pour différentes missions en cette Afrique bien-aimée, et elle est devenue responsable du service pédiatrique de l'hôpital provincial d'Uíge durant les deux derrières années de sa vie », a rappelé le pape.

Il a surtout souligné comment elle a sacrifié sa vie pour le soin des enfants : « Se consacrant aux soins quotidiens de milliers d'enfants qui y étaient hospitalisés, Maria dut payer par le sacrifice le plus haut le service qui y était rendu durant une terrible épidémie de fièvre hémorragique de Marbourg, finissant par être elle-même contaminée ».

« Transférée à Luanda, c'est ici qu'elle est décédée et qu'elle repose depuis le 24 mars 2005. Demain, ce sera le quatrième anniversaire de sa mort », a souligné le pape.

Benoît XVI a aussi fait observer l'importance du rôle social de femmes comme Maria Bonino : « L'Église et la société humaine ont été - et continuent à être - grandement enrichies par la présence et par les vertus des femmes, en particulier de celles qui se sont consacrées au Seigneur et qui, en fondant leur vie sur Lui, se sont mises au service des autres ».

L'Osservatore Romano avait rendu hommage à Maria Bonino au moment de sa disparition, ainsi que l'agence missionnaire italienne Misna (cf. Zenit du 25 mars 2005).

L'épidémie du virus de Marbourg, fièvre hémorragique fort similaire à celle provoquée par le virus d'Ebola, s'était étendue de la province septentrionale angolaise de Uige à la capitale Luanda, où avaient été enregistrés des cas de contamination.

« Le docteur Bonino a payé le prix de sa vie son service prêté avec humilité et détermination aux populations de la province d'Uige qui versent dans une situation de crise dramatique suite à l'aggravation de l'épidémie de fièvre de Marburg, qui a touché la région et dont la cause, longtemps inconnue, n'a été identifiée qu'il y a quelques jours », expliquait l'association italienne dans un communiqué.

La pédiatre travaillait depuis 22 ans comme volontaire en Afrique, ayant passé ces deux dernières années au service de pédiatrie de l'hôpital provincial de Uige.