Le Saint-Siège défend la cause des immigrés et demandeurs d’asile

Intervention à l’UNHCR

| 1218 clics

ROME, Lundi 9 octobre 2006 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège plaide la cause des immigrés et demandeurs d’asile à l’ONU.



L’Obsevateur du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations unies à Genève, Mgr Silvano Tomasi a expliqué au micro de Radio Vatican que « le problème des resosurces nécessaires pour faire face au nompbre croissant des personnes qui ont besoin de protection est un des points les plus débattus » en ce moment.

Il précise que « si les réfugiés, au sens technique de la définition de la Convention de Genève de 1951, diminuent », le nombre des réfugiés internes - qui sont aussi parmi les préoccupations du Haut commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (UNHCR) - ne cesse de « croître ».

Mgr Tomasi faisait état de 9 millions de réfugiés et de plus de 24 millions de personnes déplacées qui sont des réfugiés à l’intérieur même de leur pays.

« Face à cette situation, déclarait Mgr Tomasi, la communauté internationale doit se poser la question : Comment faire pour éliminer de la carte du monde ces ‘trous noirs’ qui sont ces énormes camps de réfugiés et de déplacés » ?

A l’ONU, Mgr Tomasi a évoqué le transfert des dépenses militaires à l’aide humanitaire pour ces populations.

« J’ai voulu utiliser la confrontation avec la croissance des dépenses pour les armements pour affirmer : « Mettons dans la balance aussi les souffrances de cette humanité déracinée et voyons comment résoudre leur problème ». De 1996 à 2005, les dépenses militaires ont augmenté de 34 %, et l’on est arrivé l’an dernier à une dépense de 1.118 milliards de dollars, un chiffre incroyable que l’on a parfois du mal à imaginer. Alors que le budget annuel de l’UNHCR est seulement d’un milliard de dollars. Nous devons donc voir où sont les priorités de la communauté internationale, comment chercher à faire grandir la conscience du devoir d’être plus solidaires avec les personnes qui souffrent. Nous devons tenir compte des exigences de la sécurité, mais pas de façon aussi déséquilibrée ».

Mgr Tomasi a en outre demandé à l’ONU de clarifier l’identité du réfugié par rapport à celle du migrant par exemple.

« Il faut maintenir une nette différence : les réfugiés pour des raisons spécifiques de persécution ou de discrimination, doivent être considérés comme un sujet prioritaire de protection. Nous ne devons pas pour autant exempter la communauté internationale de sa responsabilité de protéger les immigrés. Nous avons trop de victimes qui meurent en cherchant à aller de la Somalie au Yémen, de la Lybie vers Lampedusa, du Sénégal vers les Canaries ou du Maroc vers Gibraltar. Trop de morts! Pratiquement chaque jour ! Si les gens risquent leur vie pour chercher à survivre, c’est une espèce de signal d’alarme qui devrait alerter la communauté internationale à se demander : Pourquoi cela ? Comemnt remédier à cette situation désespérée ? »