Le Saint-Siège demande de défendre tous les droits humains sans distinction

Il approuve un texte sur les droits économiques, sociaux et culturels des personnes

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ROME, Vendredi 6 juin 2008 (ZENIT.org) - Le Saint-Siège a accueilli de manière positive le texte sur les droits économiques, sociaux et culturels des personnes, parfois considérés comme « secondaires », présenté à la 8e session du Conseil des droits humains, à Genève.

Mgr Silvano Maria Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès du Bureau des Nations unies à Genève est intervenu le 4 juin au Conseil des droits humains, approuvant ce protocole qui constitue un pas supplémentaire vers un « ordre social et international juste », et qui « remplira un vide dans le système international des droits humains ».

Mgr Tomasi a rappelé que la « communauté internationale s'est fixée des objectifs spécifiques comme les ‘objectifs de développement du millénaire' » qui conduiront à un développement plus universel, et que les différents instruments que possèdent les Nations unies et les agences spécialisées concernant le développement intégral de l'être humain « soutiennent une culture de justice et de solidarité mondiale ».

L'observateur permanent du Saint-Siège à Genève a précisé que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels constitue « un cadre important pour atteindre ces objectifs ».

L'archevêque estime que « les progrès qui ont été faits pour accroître son efficacité à travers de nouveaux mécanismes sont le signe de la détermination constante à considérer la mise en application de tous les droits humains de manière équilibrée ».

« La valeur universelle de la dignité humaine exige la promotion et protection de tous les droits humains sans distinction », a-t-il souligné, ajoutant que le nouveau protocole optionnel représente donc « un pas positif vers un ordre social et international juste ».

L'archevêque a rappelé que les droits économiques, sociaux et culturels étaient historiquement considérés comme des droits humains inférieurs.

« Le texte présenté à la 8ème Session du Conseil des droits humains est un bon compromis », souligne-t-il.

« A travers un système d'enquête et de communication, il donne la possibilité aux personnes individuelles et aux groupes de réclamer la justice après des violations, et il renforce les mécanismes existants pour une surveillance efficace de l'activité des Etats », explique-t-il.

Mgr Tomasi conclut en soulignant que ce nouveau protocole remplira un vide dans le système international des droits humains, même s'il reste encore du travail à faire pour que toute personne puisse jouir d'un niveau de vie adéquat garantissant sa propre santé ainsi que celle de sa famille, et leur bien-être.

Gisèle Plantec