Le Saint-Siège demande une couverture médicale universelle

Intervention à l'OMS de Mgr Zygmunt Zimowski

| 1347 clics

ROME, Lundi 23 mai 2011 (ZENIT.org) – « Nous sommes encore loin de la couverture médicale universelle », a regretté Mgr Zygmunt Zimowski en souhaitant une « véritable solidarité globale » pour atteindre cet objectif.

Le président du Conseil pontifical pour les services de la santé est intervenu le 18 mai dernier lors de la 64e Assemblée mondiale de l’Organisation mondiale de la santé qui se déroule à Genève jusqu’au 24 mai prochain.

Dans son intervention, le prélat a rappelé les paroles de Benoît XVI lors de la 25eConférence internationale organisée par le dicastère pour la santé du Vatican. Il a rappelé que le pape avait exprimé sa préoccupation pour les millions de personnes qui n’ont pas accès aux services médicaux. Benoît XVI avait exhorté à « un plus grand engagement à tous les niveaux afin que le droit à la santé soit rendu effectif, en favorisant l’accès aux soins médicaux de base ».

En effet, « pour garantir une couverture médicale universelle, les pays peuvent et doivent recueillir des fonds suffisants, réduire la dépendance du paiement direct des prestations de santé et améliorer l’efficacité et l’équité en éliminant ainsi les barrières de type économique qui surgissent dans l’accès au service, surtout pour les personnes pauvres et désavantagées », a affirmé Mgr Zimowski.

Le président du Conseil pontifical pour la santé a rappelé la nécessité « d’une véritable solidarité mondiale, où les pays à hauts revenus non seulement promettent mais s'engagent de manière effective dans l'assistance au développement ».

Citant Jean-Paul II, il a rappelé l’importance de ne pas sous-évaluer l’exigence de la solidarité entre nations riches et pauvres afin de garantir l’accès universel aux soins médicaux.

Mgr Zimovski a également relayé l’appel de Benoît XVI « à la coopération de la famille humaine ». Le pape affirme que « les États économiquement plus développés feront leur possible pour destiner de plus grandes parts de leur PIB aux aides au développement, en respectant les engagements qui, sur ce point, ont été pris au niveau de la communauté internationale ».

Concernant la transmission du virus du SIDA, le prélat a enfin rappelé « l’importance de la formation pour changer les comportements humains et pour une vie responsable comme éléments clefs de la campagne de prévention ». Il a insisté sur « l’importance de l’éducation à des styles de vie sains comme composante de l’éducation à la santé ».