Le Saint-Siège plaide à l’ONU pour la liberté religieuse

Mgr Lajolo à la 61e session de l’Assemblée

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ROME, Jeudi 28 septembre 2006 (ZENIT.org) – « Tous les Etats et toutes les sociétés se doivent de promouvoir la liberté religieuse », demande le Saint-Siège.



Mgr Giovanni Lajolo, président du Gouvernatorat de l'Etat de la Cité du Vatican, est en effet intervenu le 27 septembre à New York, dans le cadre de la 61e session de l'Assemblée générale des Nations Unies.

Mgr Lajolo a affirmé:« Tous les Etats et toutes les sociétés se doivent de promouvoir la liberté religieuse et une saine tolérance sociale, seules capables de désarmer les extrémismes, qui risquent de contaminer la société par leur mépris de la vie et leur haine de la liberté. Aller dans ce sens renforcera fortement la paix entre les peuples, d'autant que la paix ne peut venir que du cœur ».

L'ancien secrétaire du Vatican pour les Relations avec les Etats a rappelé le soutien du Saint-Siège à la réforme de l'ONU, notamment pour ce qui concerne les efforts de paix, le développement et le respect des droits de l'homme : « Il est capital, a déclaré Mgr Lajolo, d'améliorer le système afin de rendre plus efficaces les interventions humanitaires en cas de catastrophes causées par différentes formes de conflit ».

Il rappelait qu’une des priorités de l'ONU dans le monde est la protection des droits de l'homme, principalement le droit à la vie, le droit à la liberté religieuse et le droit à la liberté d'opinion et d'expression.

« Ceci englobe la liberté de soutenir librement ses opinions, la liberté d'échanger points de vue et informations, et par conséquent la liberté de la presse », a insisté le représentant du Saint-Siège.

« On doit reconnaître que si ces différents droits sont formellement reconnus par les Etats, ils sont cependant niés dans les faits par de nombreux pays, y compris par des membres du nouveau Conseil des droits de l'homme », a déploré Mgr Lajolo.

Evoquant les réactions au discours de Benoît XVI à l’université de Ratisbonne le 12 septembre, il soulignait que l'intention du pape était d'expliquer que « la religion n'a rien à voir avec la violence, et qu'elle s'accorde au contraire avec la raison ».

« Et ce dans le cadre de la critique à une société qui tend à exclure Dieu de la vie publique », a précisé Mgr Lajolo.

Après les interventions du porte-parole du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, le vendredi 15 septembre, et du secrétaire d’Etat le cardinal Tarcisio Bertone, le samedi 16 septembre, et les trois interventions de Benoît XVI, à l’angélus du dimanche 17 septembre, à l’audience du mercredi 20 septembre, et lundi dernier 25 septembre en recevant les ambassadeurs de pays à majorité musulmane, c’était la 6e intervention publique du Saint-Siège pour expliquer la véritable teneur des propos du pape.