Le Saint-Siège plaide pour l’émancipation des femmes dans le monde

Intervention à l’ONU

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ROME, Lundi 17 octobre 2005 (ZENIT.org) – La vulnérabilité de la condition féminine dans le monde actuel a fait l’objet de l’intervention de l’Observateur permanent du Saint-Siège à l’Onu, à New York, Mgr Celestino Migliore, dans le cadre des travaux de l’assemblée générale (3e commission de la 60e session, point 65), le 13 octobre, plaidant pour l’émancipation des femmes dans le monde.



Mgr Migliore a dénoncé toutes les formes de violence contre les femmes qui continuent à se perpétrer dans les sociétés actuelles, y compris la violence domestique, et les pratiques traditionnelles nocives qui violent les droits humains et la dignité de la personne.

Dans certains pays, dénonçait le représentant du Saint-Siège « on continue à tuer les nouveaux nés filles et à supprimer les fœtus de sexe féminin ».

Souvent, continuait l’archevêque, la femme n’est pas considérée comme une personne ayant le même droit au respect que les autres, mais comme un « objet à exploiter », comme le montre l’augmentation du trafic des femmes et des jeunes et les différentes formes de prostitution.

D’autre part, les femmes, dénonçait Mgr Migliore, représentent 60% des 550 millions de travailleurs pauvres qui ne gagnent pas assez pour les faire vivre avec leurs familles.

Le Saint-Siège insistait donc sur la nécessité d’augmenter l’accès des femmes aux ressources productives et au capital et leur contrôle dans ce domaine. Il citait les expériences positives du mico-crédit aux femmes responsables de projets en Bosnie ou en Amérique latine. Une fois le rôle des femmes renforcé, elles peuvent aide au développement et au bien-être de leurs familles aussi, a souligné le nonce.

Il faisait observer aussi comme élément clef de l’émancipation féminine l’éducation des petites filles et des jeunes filles ainsi que l’assistance sanitaire visant les exigences spécifiques des femmes. « Le Saint-Siège, précisait-il, continue de soutenir une approche holistique de la santé des femmes », qui ne considère pas seulement un seul aspect de la femme mais plutôt sa santé dans un sens large et complet.

« Beaucoup doit encore être fait » pour les femmes, concluait Mgr Migliore, et l’on doit « espérer que les nations unies jouent un rôle important pour réaliser leurs aspirations légitimes ».