Le Saint-Siège plaide pour la réconciliation en Syrie

La responsabilité des religions

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Anita Bourdin

ROME, vendredi 1er juin 2012 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège invite à « marcher » pour la paix et les Chrétiens à être « des ponts de réconciliation dans les différentes communautés » composant la Syrie.

Mgr Silvano M. Tomasi, Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations unies et auprès d'autres Organisations Internationales à Genève, a en effet pris la parole ce vendredi 1er juin, au Palais des Nations à Genève, lors de la Session extraordinaire sur « la détérioration de la situation des droits de l'homme en République arabe syrienne », au lendemain de la tuerie de Houla (El-Houleh).

La Délégation du Saint-Siège « condamne fortement les actes de violence qui s'intensifient en Syrie et en particulier les meurtres récents à Houla » (El-Houleh), a déclaré Mgr Tomasi.

« Ce massacre d'innocents, y compris de nombreux enfants, est particulièrement atroce et la cause d’une immense peine pour le Saint-Père et toute la communauté Catholique, ainsi que pour la communauté internationale qui a exprimé sa condamnation unanime. Des droits de l'homme fondamentaux sont violés et le risque d’une nouvelle escalade du conflit exige un engagement déterminé de tous les partis pour dialoguer avec une urgence plus grande encore ».

Mgr Tomasi a renouvelé “les appels répétés” de Benoît XVI “à la fin de la violence et de l’effusion de sang”, mais aussi “pour un “engagement immédiat sur le chemin du respect, du dialogue et de la reconciliation”, en accord avec la communauté international”. Il souhaite que "les nombreux réfugiés de ce pays ont besoin d'une aide humanitaire”  trouvent une “solidarité capable de soulager leurs affreuses souffrances”.

 « Plus que jamais, a insisté le diplomate, le Saint-Siège fait appel à tous les leaders des différentes religions à s’engager, par la prière et par la collaboration mutuelle, à la promotion de la paix pour le bien de la communauté tout entière ».

Concrètement, Mgr Tomasi invite à « prier et marcher pour la paix » et pour que les Chrétiens persévèrent en étant des « ponts de réconciliation parmi les différentes communautés du pays ».

« La violence ne conduira qu’à une nouvelle violence, la mort et la destruction. Le plan pour la paix devrait être accepté et mis en œuvre et la collaboration de la communauté mondiale  devrait offrir une assistance loyale et constructive qui conduise à la confiance et à un avenir de paix », a conclu l’archevêque.