Le Saint-Siège réaffirme sa condamnation de l’avortement

Intervention aux Nations Unies

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ROME, Mercredi 29 septembre (ZENIT.org) - Si le Saint-Siège soutient sur de nombreux points le document final du Sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), il s'est déclaré encore une fois hostile au maintien d'un droit à l'avortement.

Le sommet des Nations Unies intitulé « Tenir les promesses : unis pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement » s'est déroulé à New York, du 20 au 22 septembre 2010.

Evoquant le document final de ce sommet, le Saint-Siège a souhaité réaffirmer sa position « bien connue » sur certaines questions et préciser sa propre compréhension de termes comme « genre », « santé reproductive et sexuelle » et « santé reproductive », comme il l'avait fait lors de la publication des documents de la conférence internationale sur ‘population et développement' (Le Caire, 1994) et de la 4e Conférence mondiale sur les femmes (Pékin,1995).

Ainsi, le Saint-Siège « réaffirme sa position selon laquelle cette terminologie ainsi que la ‘pleine et efficace réalisation des objectifs et des buts de la Déclaration de Pékin et de la plate-forme d'action et le résultat de la 23e session spéciale de l'Assemblée générale' ne cautionnent pas la création ou maintien d'un droit à l'avortement ni son accès comme service ».

Il affirme aussi ne pas cautionner « la contraception ou l'usage de prophylactique, ni comme mesure de planification familiale, ni au sein des programmes de prévention du Hiv-Sida ». Le Saint-Siège rappelle par ailleurs ses objectifs visant à « réduire les dommages » en relation à l'abus de stupéfiants.

Dans son intervention, la délégation du Saint-Siège a aussi rappelé qu'il ne restait que 5 ans avant la date prévue pour atteindre les objectifs du millénaire (2015) et qu'« encore trop d'enfants, de femmes et d'hommes continuaient à ne pas avoir accès aux éléments de base de la vie ».

« Les engagements pour une amélioration ultérieure de la coopération mondiale de la part des pays développés continuent à tarder et à miner la confiance entre les pays développés et ceux en voie de développement », a regretté le Saint-Siège qui a aussi dénoncé « la corruption » et « la recherche d'objectifs politiques » qui font obstacle aux progrès.

En conclusion, il a été rappelé que ce sommet était « une opportunité pour les responsables du monde de s'engager de nouveau dans des politiques qui ont un effet direct sur la vie des plus vulnérables dans la société ». « Pour cela, l'élimination de la pauvreté, l'éducation primaire, l'assistance sanitaire primaire et les programmes pour un développement durable doivent rester prioritaires dans nos efforts ».

Marine Soreau