Le tourisme est « un précieux service à la paix », affirme Mgr Vegliò

Homélie d’une messe célébrée à Milan en marge de la Bourse internationale du tourisme

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ROME, Mardi 23 Février 2010 (ZENIT.org) - « Le tourisme, en favorisant une connaissance mutuelle, peut devenir un précieux service à la paix en aidant à construire une société plus juste, solidaire et fraternelle ».

C'est ce qu'a affirmé Mgr Antonio Maria Vegliò, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, durant l'homélie qu'il a prononcée le 20 février, dans la cathédrale de Milan, en marge de la Bourse internationale du tourisme (Bit).

Depuis 20 ans, l'Eglise organise un débat au sein de ce rassemblement international sur le thème de l'année : « Le tourisme, célébration de la diversité ».

Dans son homélie, dont L'Osservatore Romano s'est fait l'écho dans son édition du 23 février, Mgr Vegliò a souligné la nécessité de favoriser des attitudes de respect et de confiance réciproques pour « ouvrir au dialogue et à la compréhension » en « rencontrant l'autre dans sa diversité ».

La diversité, a-t-il continué, est un bien et non une menace ou encore moins un danger. Il est donc important que « les personnes acceptent non seulement l'existence de la culture de l'autre, mais qu'ils désirent aussi en recevoir un enrichissement ».

Le haut prélat a notamment fait référence à l'assassinat d'un Egyptien de 19 ans, le 13 février à Milan, qui a entraîné une révolte de ses concitoyens.

« Les migrations sont un fait positif, si toutefois elles se passent dans le respect des droits de la personne qui est contrainte à émigrer, si elles se réalisent dans une juste régulation des flux migratoires et qu'elles s'effectuent en observant la loi et la culture du pays d'accueil, en évitant des positions extrêmes comme l'indifférence », a-t-il affirmé.

« Nous devons donc tous nous engager pour transformer la discrimination, la xénophobie, la violence et l'intolérance en compréhension », a-t-il encore observé.

Pour l'archevêque, il faut apprendre à considérer le tourisme comme une invitation « à ne pas s'enfermer dans sa culture mais à s'ouvrir et à se confronter à d'autres modes de pensée et de vie » pour favoriser « le dialogue et l'accueil réciproques ».