Le Vatican condamne l'attentat de Brindisi contre une école

Il a frappé des "jeunes innocents"

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Anita Bourdin

ROME, samedi 19 mai 2012 (ZENIT.org) – Un attentat a frappé ce samedi matin, 19 mai, les élèves d’un institut professionnel féminin de la ville italienne de Brindisi, sur la côte adriatique, tuant une étudiante de 16 ans, Melissa Bassi, et en blessant 5 autres, dont une dans un état très grave.

C’est un acte « horrible et vile », dénonce le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège. Il invite le pays à ne pas répondre à la « provocation ».

« L’attentat survenu ce matin à Brindisi est un fait absolument horrible et vile, d’autant plus digne d’exécration qu’il est survenu près d’une école, contre des jeunes complètement innocents », dit-il.

« On est abasourdi, a-t-il ajouté, et tout en priant pour les victimes, nous sommes proches de leurs familles, et nous devons souhaiter que non seulement la ville qui a été frappée, mais tout le pays réussisse à réagir par des décisions aux tentations de violence et aux provocations terroristes ».

Trois bombonnes de gaz cachées dans une boîte à ordures, devant le mur de l’institut, ont en effet explosé à 7 h 45, alors que le détonateur avait été programmé pour 7 h 55 : il y aurait eu beaucoup plus de victimes, un autre car de ramassage scolaire serait alors arrivé.

Cet institut professionnel pour la mode et le tourisme porte le nom de Francesca Morvillo-Falcone, la femme du juge anti-mafia Giovanni Falcone. Ils ont été assassinés avec leur escorte, par « Cosa Nostra », il y aura vingt ans le 23 mai prochain.

On ne sait s’il y a un lien avec cet anniversaire, avec le fait que l’école avait gagné un prix anti-mafia et le fait que la « Carovana anti-mafia » devait passer par Brindisi aujourd’hui, avec l’association « Libera » fondée par un prêtre catholique, don Luigi Ciotti. L’association a appelé à une mobilisation pour protester contre cet attentat, ce soir à 18 h.

Mettant ensemble ces éléments, d’aucuns estiment que l’attentat pourrait être dû à la « Sacra Corona Unita », la mafia de cette région des Pouilles : 16 personnes de la région venaient d’être arrêtées pour association de malfaiteurs. Mais jusqu’ici, les mafias n’avaient pas frappé d’écoles, ce qui fait exclure cette possibilité par certains enquêteurs.

Ils recherchent un homme filmé par des caméras de suveillance et qui semble actionner un dispositif pour faire exploser le dispositif mortel.