Le Vatican pour l’annulation de la dette des pays en voie de développement

Le Saint-Siège renouvelle sa demande

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ROME, Mercredi 11 octobre 2006 (ZENIT.org) – Le Vatican pour l’annulation de la dette des pays en voie de développement : le Saint-Siège a renouvelé sa demande. Ce fut un des thèmes jubilaires de Jean-Paul II en l’an 2000.



L’observateur permanent du saint-Siège à l’ONU, à New York, Mgr Celestino Migliore, est en effet intervenu dans ce sens le 10 octobre devant la 2e commission de la 61e session de l’assemblée générale l’O.N.U. sur le suivi et la mise en œuvre de la Conférence internationale sur le Financement du Développement.

Dans la ligne du récent document du conseil pontifical Justice et Paix, Mgr Migliore a également mis en évidence le défit de la lutte contre « toutes les formes de corruption » (cf. Zenit du 10 octobre pour le texte intégral en français).

Le nonce rappelait que l’aide financière « ne contribuera au développement que si elle est correctement insufflée ».

Le nonce préconisait aussi la mise en œuvre des accords visant à augmenter les ressources financières internes de pays en voie de développement. A ce sujet, il soulignait les progrès accomplis par 70 pays à faible revenu.

Mais Mgr Migliore épinglait comme « préoccupante » la question de la dette extérieure « qui a provoqué une situation de crise dans de nombreuses économies pendant des décennies », tout en reconnaissant des initiatives positives dans le domaine de l’annulation de la dette.

« Les documents du programme de réduction de la pauvreté préparés par les pays en voie de développement, prévoyant un processus de participation, sont capitaux, insistait Mgr Migliore, car ils facilitent la définition d'un cadre pour les projets nationaux de développement ».

Mgr Migliore a évoqué la proposition faite au G8 de juillet 2006. Il s’agit pour le Fonds monétaire international, l'Association internationale pour le développement et le Fonds de développement africain d’effacer toutes les dettes des pays pauvres, majoritairement africains.

Le Saint-Siège considère que ce serait une étape « positive » venant s'ajouter aux autres initiatives allant dans ce sens.

Mgr Migliore a également brossé un tableau positif de l’engagement de la communauté internationale pour ce qui est des aides au développement.

Il soulignait pourtant la nécessité d’affronter les questions structurelles, surtout pour ce qui est de la création d’un système financier et commercial qui soit « juste, ouvert, et capable de soutenir le développement ».