Le voyage du pape: "un succès", déclare Mgr Ganyé

Interview de l'archevêque de Cotonou

| 1390 clics

ROME, mardi 22 novembre 2011 (ZENIT.org)- « Réconciliation, justice et paix » : la devise du voyage apostolique au Bénin est le grand défi que Benoît XVI a lancé à toute l’Afrique. Mgr Antoine Ganyé, archevêque de Cotonou, et président de la Conférence des évêques du Bénin, en est convaincu.

Le prélat a dressé un bilan du second voyage apostolique de Benoît XVI en Afrique au micro de Radio Vatican, lundi 21 novembre.

R.V. - Au lendemain de la visite du pape, quelles conclusions tirez-vous ?

Mgr Antoine Ganyé - Ça a été un succès pour le peuple ! Ce voyage nous invite à une vraie amitié avec Dieu, avec les hommes et aussi avec nous-mêmes. Ce voyage nous invite à aimer Dieu profondément, à être de vrais chrétiens et à nous aimer les uns les autres. Nous sommes sensibles à ces trois valeurs : la réconciliation, la justice et la paix. Et les béninois les ont senties en profondeur.

Le thème du voyage, et de l’exhortation post-synodale, était l’espérance. Le pape a souligné les aspects positifs de l’Afrique, contre les nombreux préjugés et les visions déformées. Quelle est votre réflexion à ce sujet ?

Je crois beaucoup à cette espérance : Dieu fera tout pour nous soutenir, pour aider notre foi à aller de l’avant. Les gens sont prêts à tout faire pour que cette espérance devienne réalité !

L’accueil remarquable des populations à chaque rencontre avec le pape a beaucoup touché. Non seulement les chrétiens, mais tous les béninois ont accueilli avec joie Benoît XVI …

Tous les béninois, les musulmans, les fidèles de la religion traditionnelle… toutes les religions étaient présentes le long de la route pour accueillir le pape parce que tous voulaient sa bénédiction. La bénédiction du pape est très, très importante pour nous africains !

A présent ce voyage est terminé. Quelles sont vos espérances pour l’avenir de l’Eglise du Bénin et de toute l’Afrique ?

Je demande à tous les prêtres de travailler avec le peuple, avec les chrétiens et avec les autres pour que ces trois valeurs – la réconciliation, la justice et la paix – puissent s’ancrer dans nos vies à tous. A présent le vrai travail commence, parce que le peuple a reconnu l’importance de ces valeurs. C’est pourquoi, maintenant nous devons travailler avec tous les chrétiens pour que chaque chrétien soit missionnaire envers ceux qui ne sont pas encore chrétiens.

Traduction d'Anne Kurian