Lectures du IIIe dimanche du Temps pascal

Jésus est toujours présent parmi nous avec la même sollicitude

Rome, (Zenit.org) Congrégation pour le clergé | 1019 clics

IIIÈME DIMANCHE DU TEMPS PASCAL

Citations:

Act 5,27b-32.40b-41:              www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9bjx4se.htm

                                                www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9b3z35e.htm

Ap 5,11-14:                             www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9araeee.htm

Jn 21,1-19:                             www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9abt5xu.htm

            Nous vivons pleinement la joie du Temps Pascal, la nouvelle saison de grâce dont Dieu a fait don à l’homme à travers le Christ.

En effet, l’ayant ressuscité des morts, Dieu le Père a pleinement accompli son dessein de salut et manifesté en même temps son amour infini à l’égard des hommes.

En réponse à cela, le chrétien doit vivre ce temps liturgique en louant le Seigneur, conscient que tout nous est offert par Dieu par l’intercession de Celui qui a été crucifié et qui est ressuscité.

En ce troisième dimanche du Temps de Pâques nous réaliserons ainsi le message que l’Eglise veut transmettre à tous les hommes de bonne volonté en relevant que Jésus est toujours présent parmi nous avec la même sollicitude, la même force prodigieuse de sa Parole.

Cette caractéristique est d’autant plus évidente dans le passage de l’Evangile où Jésus apparaît pour la troisième fois à ses disciples, non plus à l’intérieur du Cénacle comme les deux premières fois, mais au bord de la mer de Tibériade, en plein air, afin de signifier que sa Parole est désormais destinée à se répandre au-delà des frontières du vieil Israël, sur toutes les routes du monde.

Jésus s’approche des apôtres avec des gestes d’affection et de sollicitude ; il entre dans le contexte de la vie quotidienne de ses disciples avec simplicité, affabilité. Il intervient dans leurs problèmes pour souligner que toute œuvre ne naît pas d’initiatives personnelles, mais de l’obéissance à la Parole du Seigneur ressuscité. Ainsi, ayant remarqué qu’ils n’avaient rien pêché pendant cette nuit, il leur ordonna de jeter à nouveau leurs filets.

C’est la présence de Jésus qui donne un sens à la vie que nous vivons ; qui donne de la valeur à la fatigue de notre labeur quotidien, à nos activités habituelles, de sorte que sans Lui cette fatigue est inutile.

Jésus est toujours parmi nous, surtout quand nous nous apprêtons à être dociles à sa Parole ; c’est Lui qui intervient pour aplanir toutes nos difficultés : l’Evangile nous le confirme en nous racontant qu’Il s’activa lui-même pour préparer le repas et qu’ensuite, après avoir invité les disciples, il les bénit avec ces gestes dont ils se souvenaient bien parce qu’il les avait accomplis au cours de la dernière Cène.

Et de même qu’à cette occasion il avait indiqué celui qui allait le trahir, de même à présent il proclame publiquement celui qui allait conduire son Eglise, unique voie de salut pour ceux qui croient dans le Christ.

Le dialogue de Jésus avec Pierre est à la fois riche de signification et dense de pathos avec la question trois fois posée : ’’M’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ?’’.

Ce dialogue, dans sa triple forme, est certainement un rappel de la triple négation de Pierre et c’est pourquoi Jésus a voulu une triple profession de foi.

Jésus a répété à plusieurs reprises qu’il était le seul vrai Pasteur : il ne pouvait donc pas confier à quiconque la garde de son troupeau, mais seulement à celui qui pouvait l’aimer de nouveau plus que tous, et qui était prêt à le suivre jusqu’à la mort.

Nous pouvons relever une progression d’une extrême délicatesse dans les questions de Jésus et une profonde humilité dans les réponses de Pierre, de sorte qu’à chaque témoignage d’amour de Pierre, Jésus lui confie la mission de conduire le troupeau que le Père lui a accordé en commençant par les plus petits, qu’il appelle les agneaux parce qu’ils ont davantage besoin des soins et des préférences de son Vicaire.

Jésus ne pouvait confier son peuple qu’à une personne digne de sa confiance, et Pierre a justifié l’estime de Jésus en conformant sa vie à celle du Christ, partageant même sa mort.

Au cours des siècles, cette mission a été confiée à son successeur, le Pape. Nous  lui devons obéissance, nous devons nous laisser guider par son enseignement parce que c’est la seule voie qui nous conduira au salut que Jésus veut pour nous tous.