Lectures, VIe dimanche de Pâques - Année C

Une invitation constante et pressante à la joie

Rome, (Zenit.org) Congrégation pour le clergé | 756 clics

VIE DIMANCHEDE PÂQUES – ANNÉE C

Citations:

Ac 15,1-2.22-29: http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9bcbedo.htm" www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9bcbedo.htm  

Ap 21,10-14.22-23: http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9aoaqpu.htm" www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9aoaqpu.htm   

Jn 14,23-29: http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9axiymn.htm" www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9axiymn.htm  

Le temps pascal dont nous célébrons aujourd’hui le sixième dimanche représente certainement une invitation constante et pressante à la joie. Une joie qui naît de la résurrection de Jésus, mais aussi de la rédemption que Jésus a mis en œuvre pour tous les hommes. Ce sont là des événements qui nous incitent à vivre de manière particulièrement intense le mystère de l’Eglise qui est née précisément grâce à la Pâque du Christ, et la Parole du Seigneur se fait jour jusqu’à nous pour réaffirmer que l’Eglise doit former une communauté d’amour comblée par la présence du Saint Esprit qui la vivifie et la rend apte à recevoir et à transmettre le salut.

Une Eglise de type universel, donc, qui se réalise et se manifeste au sein des Eglises de toute la terre comme le signe éternel dans le monde de la charité du Christ, un stimulus pour tout chrétien et pour toute communauté afin de conférer sa crédibilité au message évangélique, concrètement dans toutes les situations de la vie quotidienne.

En effet, l’Eglise ne peut être considérée comme un organisme hiérarchique, d’une part, et comme un corps mystique, d’autre part, comme une Eglise de la terre et une Eglise possédant désormais les biens célestes.

Ce sont là les deux aspects d’une même réalité, inséparables l’un de l’autre.

Etant donné que la Jérusalem céleste se mêle, à travers l’histoire, à la Jérusalem terrestre qui continue l’œuvre du Christ, l’Eglise est une aussi bien dans la gloire que sur terre.

Jésus est ressuscité et, par conséquent, il s’est soustrait à l’expérience visible des fidèles. Toutefois, ce n’est pas pour s’éloigner d’eux, mais au contraire, pour être plus intensément et plus profondément présent dans leur vie quotidienne. C’est Lui le centre et le principe d’unité de l’Eglise triomphante, souffrante et militante.

En effet, Jésus qui sur la terre vivait humble et comme voilé, a connu une fois ressuscité, auprès du Père, la plénitude de la gloire qu’il n’a pas gardée pour lui seulement, mais qu’il a répandue sur ses fidèles.

Et il le précise dans le passage de l’Evangile quand il affirme : « si un homme m’aime il observera Ma Parole et Mon Père l’aimera et nous irons à lui et demeurerons en lui ».

Ainsi, le Seigneur demeure avec celui qui l’aime et qui observe ses commandements, de sorte que le chrétien qui met en œuvre le message évangélique – c’est-à-dire qui aime – parvient à capturer Dieu dans son cœur, et il ne peut qu’en être ainsi car Dieu est amour et, dans une telle communion, le dialogue avec Dieu nous conduira à aimer ceux que Dieu aime.

Au sein de l’Eglise cette rencontre avec Dieu se réalisera d’autant plus que l’Eglise est un partage d’amour où tous les hommes témoigneront de l’amour indistinct de Dieu pour tous.

Certainement, croire et aimer représentent un acte de courage de la part du chrétien, et que l’on ne peut comprendre que parce que le Christ a promis le don du Saint Esprit. Cet événement constituera un autre signe de la présence de Dieu dans le monde car, avec la venue du Saint Esprit, le chrétien comprendra plus profondément l’enseignement du Christ en réalisant son souvenir, non seulement comme une simple répétition, mais également comme un approfondissement apte à lui faire pressentir un essor nouveau et des pratiques renouvelées de l’unique expérience salvatrice qui s’est réalisée dans le Christ.

On parviendra ainsi au véritable culte que l’on doit rendre à Dieu, un culte qui sanctifie parce qu’on y percevra la présence du Saint Esprit qui l’anime.

Tel est donc l’Esprit dont l’Eglise a besoin dans son parcours historique pour rester fidèle à la mémoire intégrale de son Seigneur. Ce n’est pas une mémoire ’’pensée’’, mais une mémoire qui est présence réelle du Christ, et qui s’accomplit grâce au Saint Esprit de façon éternelle et toujours renouvelée.

C’est le sens d’une Eglise complètement nouvelle  par rapport à la stricte observation de la loi de Moïse, ainsi que nous l’avons vu dans la première lecture.

Saint Luc affirme que c’est le Saint Esprit qui intervient en inspirant aux apôtres et aux anciens une ligne de fidélité dans l’amour : fidélité à l’enseignement du Christ qui leur a commandé de répandre l’Evangile, la bonne nouvelle en allant au-delà de l’observation extérieure de la loi de Moïse.

C’est ici une preuve certaine que l’Esprit Saint soutient son Eglise en illuminant les pasteurs des communautés et en leur inspirant une vie conforme à celle du Christ.

L’Eglise rencontrera, sans doute, des tensions et des difficultés dans sa vie, mais la barque de Pierre ne pourra jamais sombrer car son gouvernail est tenu par l’Esprit de Dieu.