Les 150 ans de « L'Osservatore Romano »

« Un journal très particulier »

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ROME, Lundi 13 décembre 2010 (ZENIT.org) - « Présentation du livre pour les 150 ans de 'L'Osservatore Romano'. Un journal très particulier » a titré L'Osservatore Romano en langue française du 7 décembre 2010. L'hebdomadaire en français, - qui lui a fêté ses 60 ans l'an dernier - prèsente, dans cet article, la cérémonie du 2 décembre, en présence du président de la République italien, M. Giorgio Napolitano, au cours de laquelle a été fêté le 150ème anniversaire de l'édition italienne, mère de toutes les autres éditions.

Les 150 ans de « L'Osservatore Romano », par Raffaele Alessandrini

« Une relation positive 'à tous points de vue' lie le Saint-Siège et les institutions de la République italienne et elle est due également à 'la contribution de grande valeur, et aujourd'hui véritablement d'excellence' de 'L'Osservatore Romano'. Avec ces paroles adressées aux journalistes présents, le chef de l'Etat italien, S.E. M. Giorgio Napolitano, a exprimé son estime sincère pour notre journal qui s'apprête à fêter ses cent cinquante ans.

« Le président de la République a été l'invité d'honneur d'une soirée - jeudi 2 décembre au siège de l'ambassade d'Italie près le Saint-Siège - à laquelle ont pris part des autorités religieuses, civiles, militaires, des chercheurs et des journalistes (avec une représentation nombreuse de la rédaction) au Palazzo Borromeo, pour la présentation de l'ouvrage 'Singolarissimo giornale. I 150 anni dell'Osservatore Romano'' [Un journal très particulier, Les 150 ans de 'L'Osservatore Romano']. Le livre a été publié sous la direction de l'ambassadeur d'Italie près le Saint-Siège, S.E. M. Antonio Zanardi Landi, et du directeur de 'L'Osservatore Romano'. Après les saluts de l'ambassadeur et l'intervention de S.Exc. Mgr Fernando Filoni, publiée ci-dessus, ont pris la parole le sous-secrétaire à la présidence du Conseil des ministres italiens, M. Gianni Letta, l'ambassadeur Boris Biancheri, président de l''Istituto per gli studi di politica internazionale' (ISPI), et le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture.

« La nature et la physionomie de ce 'très particulier' journal quotidien 'politique et religieux' ont été examinées en suivant ses différentes étapes historiques: depuis la naissance le 1er juillet 1861, au crépuscule du pouvoir temporel des Papes, et en opposition au Royaume d'Italie naissant, jusqu'à l'ouverture de la 'Question romaine' après le 20 septembre 1870. Lors de cette première phase - a noté M. Boris Biancheri -, le journal du Pape sait se placer face au monde avec réalisme et en recherchant un juste discernement. Le dosage des critiques entre la politique de Cavour et la pratique de Garibaldi est exemplaire à ce titre.

« Avec le temps qui passe, dans les page du journal du Vatican se fait jour, à côté de la défense des raisons de l'Eglise, un intérêt croissant pour le monde, pour les questions sociales et surtout pour le thème de la paix, de la vérité, de la justice, de la tolérance. Jusqu'à l'attention croissante pour l'horizon mondial, où il entretient des relations tout à fait singulières avec les grandes puissances, des Etats-Unis à la Russie. Ce qui était, et demeure, une prérogative de 'L'Osservatore' est la recherche de la précision et de la vérité, et non la course contre le temps, l'aspiration constante à une cohérence sans contradictions entre valeurs et principes. C'est l'esprit exprimé par Giovanni Battista Montini dans son célèbre article de 1961 duquel a été tirée l'expression qui donne son titre à l'ouvrage.

« Dans ce texte se réfléchissent et se trouvent synthétisés, sous forme paradigmatique, les caractères d'un journal qui, sans arrogance, depuis un siècle et demi, s'efforce d'être fidèle à ses deux devises: Unicuique suum et Non praevalebunt. C'est l'équilibre entre le 'rendre à César' et le 'rendre à Dieu' souligné avec vigueur par le cardinal Ravasi: l'équilibre d'un quotidien qui a beaucoup reçu et a beaucoup donné au journalisme, avec son caractère atypique et avec ses limites; des limites qui, comme l'a souligné Gianni Letta - titulaire d'une longue expérience comme directeur d'un grand quotidien - sont peut-être des vertus dont de nombreux titres de presse devraient prendre exemple ».

© L'Osservatore Romano