Les 20 ans du Conseil pour la pastorale de la Santé: l’espérance chrétienne

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CITE DU VATICAN, Vendredi 21 janvier 2005 (ZENIT.org) – Annoncer l’Evangile de l’espérance chrétienne, c’est le rôle des chrétiens dans le monde de la souffrance, a rappelé Jean-Paul II qui recevait ce matin les membres de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour la Pastorale du monde de la Santé, à l’occasion du 20e anniversaire de ce dicastère. Le pape soulignait surtout, en cette « année de l’eucharistie », l’importance du viatique, et de l’onction des malades. Le pape a aussi attiré l’attention des pasteurs sur les personnes malades du sida.



« L’année consacrée à l’Eucharistie se présente de ce point de vue, disait le pape, comme une occasion opportune pour un engagement pastoral plus intense pour l’administration du viatique et de l’onction des malades ».

Jean-Paul II expliquait : « En configurant pleinement le malade au Christ, mort et ressuscité, ces sacrements permettent au malade même et à la communauté des croyants d’expérimenter le réconfort qui vient de l’espérance surnaturelle ».

« Eclairé par la parole du prêtre et celle de qui l’aide, le malade peut découvrir avec joie, soulignait le pape, la mission particulière qui lui est confiée dans le Corps mystique de l’Eglise : en union avec le Christ souffrant, il peut coopérer au salut de l’humanité, », par sa « prière » et « l’offrande de sa souffrance ».

Le pape a demandé aux responsables de l’Eglise « une attention stimulante et active aux structures où le malade souffre des formes de marginalisation et de carence de soutien social », en particulier dans les régions du monde où « en dépit des progrès de la médecine, les malades les plus nécessiteux, manquent de médicaments et d’une assistance convenable ».

Le pape a également recommandé à la sollicitude de l’Eglise ces zones de la terre où « les malades du sida sont privés d’assistance ». C’est en particulier pour eux qu’a été créée la fondation « Le Bon Samaritain », avec pour but d’aider les populations les plus exposées « avec le soutien nécessaire de supports thérapeutiques ».

« L’Eglise est appelée à affronter les questions les plus délicates et inéluctables, qui surgissent dans l’âme humaine face à la souffrance, à la maladie et à la mort », a par ailleurs déclaré le pape.

Il soulignait combien la foi dans le Christ « mort et ressuscité » permet à ces questions de conduire à une « espérance qui ne déçoit point ».

Or, faisait observer le pape, « souvent, le monde d’aujourd’hui ne possède pas la lumière de cette espérance ». C’est pourquoi il propose au contraire des « solutions de mort ».

Et c’est pourquoi Jean-Paul II soulignait « l’urgence de promouvoir une nouvelle évangélisation » et un « témoignage de foi active dans ces vastes espaces sécularisés ».

Le malade a, insistait le pape, « un rôle spécial » dans l’Eglise et dans la famille, « en vertu de la présence vivante du Christ dans toute personne qui souffre ».

Le Conseil pontifical pour la Pastorale du monde de la Santé a été institué par le pape Jean-Paul II lui-même en 1985, par le Motu Proprio « Dolentium hominum », pour « diffuser, expliquer, et défendre les enseignements de l’Eglise en matière de santé et en favoriser la pénétration dans la pratique de la santé ».