Les agences de notation invitées à plus de responsabilité

Réflexions de M. Ettore Gotti Tedeschi

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ROME, mardi 17 janvier 2012 (ZENIT.org) – « Le président de l’IOR appelle l'Europe et les Etats-Unis à trouver ensemble une solution à la crise », titre Radio Vatican (http://www.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=555318) qui résume les propos de M. Ettore Gotti Tedeschi, directeur de l’organisme financier de la Cité du Vatican qui invite les agences de notation à plus de responsabilité »..

« Plus de responsabilité de la part des agences de notation. C’est l’appel lancé ce lundi 16 janvier par le président de l’Institut des Œuvres de religion après la récente dégradation de la note de neuf pays européens, dont la France et l'Italie, par Standard and Poor's « , indique le service français de la radio du Vatican.

Ettore Gotti Tedeschi est en effet « revenu sur les développements de la crise économique en Europe » et il estime que « le monde économique a littéralement changé de visage ».

 « Nous sommes en face d’un nouvel ordre mondial » a estimé le président de l’IOR qui a relevé que ces 25 dernières années, le système occidental a divisé le monde en deux en instaurant un « monde de consommation en Occident » et en transférant « une grande partie de la production de biens » dans un autre hémisphère

« Le constat d’Ettore Gotti Tedeschi n’est donc pas pour rassurer le monde occidental », commente Radio Vatican : « Dans un tel système, la dette des pays concernés devient difficilement soutenable car les caractéristiques de l’Occident ne sont plus la reprise économique, ni la croissance ».

Pourtant, il estime que « l’Europe politique n’est pas K.O. », mais elle se trouve « en grande difficulté du point de vue économique ». Et d’expliquer : « Nous devons - si nous voulons être compétitifs pour pouvoir maintenir nos places de travail, pour pouvoir avoir une présence productive au niveau mondial - retrouver notre compétitivité ».

Les agences de notations ont elles aussi leur part de responsabilité dans un tel moment de crise, fait observer le président de l’IOR pour qui les agences de notation, qui sont toutes aux Etats-Unis - dont l’économie est en compétition avec les économies européennes - pourraient expliquer beaucoup mieux leurs évaluations et être « davantage conscientes de la gravité et des conséquences ».