Les anges arrivent toujours à temps

Entretien avec Stefano Redaelli, auteur d’un ouvrage sur les anges gardiens

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ROME, Dimanche 19 juin 2005 (ZENIT.org) - Stefano Redaelli, chercheur dans un centre spatial, croit aux anges. Dans son récent ouvrage « Arrivano in tempo » (Ils arrivent à temps), publié aux Editions « Cittanuova », il raconte l’histoire des anges, qui arrivent toujours à temps. « Il suffit de vouloir les voir, explique-t-il. Peut-être se présentent-ils à travers le visage d’un ami, ou ce téléphone qui sonne précisément au bon moment ».



Stefano Redaelli est titulaire d’une maîtrise en physique et depuis 1997 il vit et travaille à Varsovie, où il s’occupe des changements climatiques et du vent solaire dans un centre de recherche spatiale.

Dans cet entretien accordé à ZENIT, il explique que ses collègues scientifiques n’ont jamais vu d’ange dans leurs recherches spatiales, mais « peut-être faut-il chercher les anges sur la terre et non parmi les nuages ou les étoiles » ?

Zenit : Qui sont les anges gardiens ?

S. Redaelli : Des créatures spirituelles qui nous accompagnent sur ce chemin extraordinaire et ardu que nous appelons vie, avec un devoir précis : nous montrer la route quand nous l’avons perdue, nous offrir un point d’appui si nous glissons, une main pour nous relever, pour nous soutenir.

Zenit : La Bible nous parle des anges. Aujourd’hui sont-ils oubliés, ou y a-t-il un regain d’intérêt pour ces figures angéliques ?

S. Redaelli : Les anges ne passent jamais de mode, parce que l’âme ne passe pas de mode. Elle peut-être empoussiérée, sale, malade, atrophiée, on peut la mettre dans un tiroir ; elle ne sera jamais désuète. Il existe à notre époque une soif de lumière : une soif silencieuse, dissimulée par des petites gorgée de vie qui n’étanchent pas la soif. Et il existe un besoin de signes.

Les anges sont cela : ils montrent une lumière, un signe, ils sont un pont entre le ciel et la terre. L’ange est reconnu comme symbole d’une spiritualité à laquelle tous aspirent. Il y a ceux qui, face à la Parole de Dieu éprouvent une crainte étrange, un sens de transcendance et de distance. L’ange en revanche, est plus facile à accepter. Je ne pense pas que Dieu s’offense de cela. L’ange est un médiateur entre Dieu et l’homme. Si nous sommes attentifs et disponibles, l’ange nous portera à Dieu. Et portera Dieu jusqu’à nous.

Zenit : Vous croyez que les anges arrivent toujours à temps. Comment peut-on « sentir » leur présence ?

S. Redaelli : Il faut aiguiser les sens de l’âme : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher. Il faut réapprendre à sentir le monde de l’esprit. La science enseigne la méthode expérimentale. On croit à ce que l’on voit à travers l’expérience directe, on croit à ce qui est quantifiable, reproductible. Ce critère peut, je crois, d’une certaine manière, être étendu au monde immatériel.

Pour faire l’expérience des réalités spirituelles il faut activer l’amour dans son cœur. « Je me manifesterai à celui qui m’aime » lit-on dans l’Evangile. Les anges sont une manifestation de l’amour personnel de Dieu pour nous. Il suffit parfois d’un tout petit geste d’amour pour ouvrir grand le ciel. Ceux qui en ont fait l’expérience le savent. On peut arriver à se familiariser avec ce genre d’expériences.

Peut-être est-ce l’unique salut dans un monde dominé, parfois, par un matérialisme asphyxiant. S’il nous semble ne plus pouvoir respirer, n’entendre que ce qui est purement matériel, mettons nous à aimer : nous découvrirons un autre monde, nous apprendrons à l’habiter, nous en ressentirons le manque. Nous finirons par le préférer. Nous verrons les anges.

Zenit : Vous travaillez dans le domaine de la physique dans un centre de recherche spatiale : que disent vos collègues à propos des anges ?

S. Redaelli : Dans leurs recherches spatiales mes collègues n’ont pas rencontré d’ange. Youri Gagarine, quand il vola dans le cosmos, ne trouva pas Dieu non plus (affirma-t-il). Certains d’entre eux m’ont toutefois confié : « Tu sais Stefano, il m’est arrivé des choses comme celles que tu racontes dans ton livre. Je ne pensais pas qu’ils pouvaient exister… ». Peut-être faut-il chercher les anges sur la terre, et non parmi les nuages, ou les étoiles ?