Les axes principaux du projet de loi français sur la fin de vie

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ROME, Mercredi 15 septembre 2004 (ZENIT.org) – Le projet de loi français sur la fin de vie devrait porter sur trois axes: le refus de "l'obstination déraisonnable", l'arrêt ou la limitation des soins en fin de vie (impliquant une modification du code de santé publique) et le recours aux médicaments anti-douleur (impliquant une modification du code de déontologie), indique " Gènéthique", la revue de presse de la fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).



Le projet sera discuté pendant l'automne, et se base sur le rapport Léonetti de la commission sur la fin de vie.

Les représentants catholique, musulman et juif se disent satisfaits du rapport Léonetti qui conserve l'interdit d'euthanasie et refuse l'acharnement thérapeutique. La Fédération protestante devrait rendre public très prochainement un texte sur ce sujet. Néanmoins les responsables religieux restent vigilants sur la tournure du débat parlementaire et médiatique et notamment sur l’utilisation des termes. Ainsi l’expression "mourir dans la dignité" est "éminemment piégée" explique Sr Marie-Sylvie Richard, médecin-chef à la maison médicale Jeanne Garnier.

Marie de Hennezel, psychologue et auteur de nombreux ouvrages sur l'accompagnement en fin de vie, est satisfaite du choix fait par le gouvernement de reprendre le travail de la mission parlementaire sur la fin de vie dans un projet de loi. Selon elle, les nouvelles dispositions "prennent en compte la plupart des cas de figure et maintiennent l'interdit de l'euthanasie et du suicide assisté". Ainsi malades, médecins et patients, pour des raisons différentes, seront protégés.

Daniel d'Hérouville, président de la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs, salue le rapport Léonetti du fait qu'il a su "sortir des discussions partisanes et du débat pour ou contre l'euthanasie".