Les cellules souches adultes : Un potentiel considérable valable pour tous

Discours du pape aux chercheurs engagés dans leur promotion

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ROME, lundi 14 novembre 2011 (ZENIT.org) – L’Eglise soutient et encourage les recherches et les thérapies à partir de cellules souches adultes.

« Leur potentiel est considérable » et tous doivent pouvoir en bénéficier, « indépendamment des moyens » financiers, a déclaré le pape samedi en recevant en audience les quelque 300 participants au congrès international, organisé par le Conseil pontifical de la culture sur le thème : « Cellules souches adultes : Science et avenir de l’homme et de la culture ».

Celles-ci, a dit le pape, sont une alternative aux thérapies à partir de cellules embryonnaires, dont l'emploi implique la destruction d'embryons.

Car, a-t-il réaffirmé, contrairement à celles qui, au nom du progrès de la médecine, détruisent des embryons pour « satisfaire des besoins purement utilitaristes », ces recherches et thérapies « protègent la dignité de l’homme » et sont porteuses de « nouveaux espoirs pour de nombreux malades et leurs familles ».

« Le progrès sans règles a des coûts humains inacceptables », a souligné le pape. « Les considérations éthiques – notamment la protection de tout être humain depuis sa conception – doivent l’emporter sur celles de résultat et d’efficacité ».

Benoît XVI a décrit encore une fois les beautés de la science quant celle-ci, en se servant du génie humain, explore « les merveilles de l’univers, la complexité de la nature et le beauté particulière de la vie, y compris la vie humaine ».

Mais, a-t-il précisé, « à partir du moment où les êtres humains sont dotés d’une âme immortelle et qu’ils sontcréés à l’image et à la ressemblance de Dieu, il y a des dimensions de l’existence humaine qui se trouvent au-delà des limites de ce que les sciences naturelles ont compétence à déterminer » et que l’on ne saurait transgresser.

Franchir ces limites ou les transgresser c'est courir le risque de « mettre de côté les objections éthiques et d’aller de l’avant avec n’importe quelle recherche » sous prétexte de vouloir « réaliser une percée ».

Benoît XVI a rappelé que l’Église catholique juge acceptable le recours aux cellules souches à partir « des tissus d’un organisme adulte, du sang du cordon ombilical au moment de la naissance, et des fœtus qui sont morts pour des raisons naturelles ».

Ces cellules souches adultes peuvent guérir des maladies comme les scléroses en plaque ou des leucémies. Mais les coûts des traitements sont très élevés.

Ainsi le pape a-t-il souligné dans son discours, la nécessité de multiplier les efforts pour « mettre les fruits de la recherche scientifique à la disposition de tous ceux qui sont censés pouvoir en tirer bénéfice ».

Réaffirmant que les progrès de la médecine et des règles « justes et équitables » des services de santé doivent marcher de pair, Benoît XVI a rappelé que « l'Eglise est en mesure d'offrir une assistance concrète grâce à sa pastorale de la santé qui couvre un vaste champ d’action dans de nombreux pays à travers le monde, à laquelle s'ajoute une attention particulière aux besoins des plus pauvres ».

En conclusion, le pape a assuré de ses prières tout ceux qui « travaillent durement » pour apporter « salut et espoir » aux personnes qui souffrent, et a confié à l’intercession de Marie, Salus Infirmorum, tous les patients qui ont la possibilité de bénéficier « des recherches et des thérapies dérivant des cellules souches adultes ».

Isabelle Cousturié