Les chrétiens de Chine, à l'image des premiers chrétiens

Lettre d'un évêque absent

| 1457 clics

Anita Bourdin avec Hélène Ginabat

ROME, mardi 16 octobre 2012 (ZENIT.org) – Une lettre d'un évêque chinois a marqué les travaux du synode, ce 16 octobre 2012 : il y fait la louange des chrétiens de Chine, qui manifestent la fidélité des premiers chrétiens, en contraste avec « la tiédeur, l’infidélité et la sécularisation » de chrétiens d’autres latitudes.

La 13e congrégation – assemblée - du synode a en effet eu lieu ce matin avec 253 Pères, sous la présidence déléguée du cardinal Francisco Robles Ortega, archevêque mexicain de Guadalajara - le président étant le pape Benoît XVI-.

Lettre de Chine, en latin

Au début des travaux, Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du synode, a lu une lettre en latin de Mgr Luc Ly Jingfeng, évêque de Fengxiang – province de Shaanxi – en Chine, âgé de 90 ans, libéré en 1979, après 20 ans de prison durant la révolution culturelle chinoise. Evêque légitime, il a été reconnu en 2004 par le gouvernement.

Très fidèle au pape et à l’Eglise, il est considéré comme un pilier en matière de défense de la foi et de la discipline de l’Eglise en Chine. Et d’après l’archevêque de Hong Kong, il est très apprécié, reconnu.

Le cardinal John Tonh Hon, archevêque de Hong Kong, est intervenu au début de la première congrégation générale du synode, lundi, 8 octobre, après la prière de « tierce ». Le cardinal chinois était président délégué du jour : les présidents délégués sont au nombre de 3 (card. Hon, card. Robles, card. Monsengwo).

Mgr Martin Su Yao-Wen, évêque de Taichung (Taiwan) est intervenu lors de la 15e congrégation générale, mercredi, 17 octobre, au matin.

La fidélité des premiers chrétiens

Dans sa lettre,l’évêque regrette beaucoup que les pères synodaux ne puissent entendre aucune voix de l’Eglise de Chine continentale.

Il souhaite que la foi des chrétiens puisse réconforter le pape. L’Eglise de Chine, en particulier les laïcs, ont toujours gardé « piété, fidélité, sincérité et dévotion envers les premiers chrétiens », même pendant les cinquante ans de persécution.

L’Eglise de Chine, en particulier dans ses laïcs, « a toujours gardé la piété, la fidélité, la sincérité et la dévotion des premiers chrétiens », affirme l’évêque.

Il confie qu’il prie pour que ces qualités des chrétiens chinois puissent renverser « la tiédeur, l’infidélité et la sécularisation » qui ont surgi à l’étranger à cause d’une ouverture et d’une liberté débridées », et puissent « secouer les autres » et « consoler le pape ».

« A l’étranger, cet affaiblissement a touché les clercs, en Chine, les laïcs sont plus fervents que les prêtres », fait observer l’évêque chinois.

Le synode pour l’Asie, en 1998

Cela n’est pas sans rappeler que lors du synode continental pour l’Asie, de 1998 (19 avril-14 mai), les deux évêques chinois invités par Jean-Paul II n’avaient pu venir.

Dès son homélie d’ouverture du synode, Jean-Paul II avait rendu publique l'invitation qu'il avait envoyée à ces deux évêques de Chine continentale : Mgr Matthias Duan Yinming, évêque de Wanxian, et son coadjuteur, Mgr Joseph Xu Zhixuan. Malgré leur demande, le visa de sortie leur avait été refusé par les autorités chinoises.

Deux fauteuil vides ont rappelé leur présence spirituelle pendant toute l’assemblée.

Seul deux évêques étaient présents : Mgr Joseph Zen Ze-Kiun et Mgr John Tong Hon, respectivement, coadjuteur et auxiliaire de Hong Kong, celui-ci ayant succédé au premier et aujourd'hui présent au synode.

Le synode pour l’Asie, en 1998

Cette absence n’est pas sans rappeler que lors du synode continental pour l’Asie, de 1998 (19 avril-14 mai), les deux évêques chinois invités par Jean-Paul II n’avaient pu venir.

Dès son homélie d’ouverture du synode, Jean-Paul II avait rendu publique l'invitation qu'il avait envoyée à ces deux évêques de Chine continentale : Mgr Matthias Duan Yinming, évêque de Wanxian (décédé en 2001), et son coadjuteur, Mgr Joseph Xu Zhixuan (décédé en 2008). Malgré leur demande, le visa de sortie leur avait été refusé par les autorités chinoises. Deux fauteuil vides ont rappelé leur présence spirituelle pendant toute l’assemblée.

Seuls étaient présents Mgr Joseph Zen Ze-Kiun et Mgr John Tong Hon, respectivement, coadjuteur et auxiliaire de Hong Kong: celui-ci ayant succédé au premier, le 15 avril 2009, participe à nouveau aujourd'hui au synode.